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Les transports routiers sont en route pour le renouveau. L’Etat s’est, en effet, engagé dans de vastes réformes qui, à coup sûr, vont moderniser le secteur. Ainsi sera-t-il instauré un Fonds de développement des transports terrestres qui va permettre de réussir la politique de rajeunissement du parc automobile au Sénégal. Depuis 2005, pour 2 500 véhicules, les pouvoirs publics peinent à remplacer les 2000, seuls à peu près 1800, voire 1900 véhicules ont pu être remplacés, si l’on en croît le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, Me Oumar Youm, qui reconnaît une piètre performance en 18 ans. Et avec ce Fonds de garantie, le ministre nourrit l’espoir que le rythme de renouvellement du parc sera accéléré. D’après toujours Me Oumar Youm, le Fonds peut contribuer à abaisser les taux d’acquisition des véhicules et contribuer également, à la modernisation et à l’amélioration de la gestion des gares routières. Mais au-delà du fonds, globalement, «ces réformes ambitieuses visent essentiellement la transformation économique du secteur, la transformation sociale, mais aussi à assurer la transition écologique. Elles portent ainsi la marque d’une nouvelle gouvernance du secteur fondée sur une organisation plus adaptée», retient le ministre.
Ces réformes visent aussi, la restructuration du Fonds d’entretien routier comme la réorganisation à travers une délimitation plus claire des périmètres et des règles du transport urbain et interurbain. Ainsi il sera établit une nouvelle réglementation sur les taxis, une lutte contre le transport clandestin sera engagée. En gros, il s’agit de réformes des titres de transport, notamment les agréments et les licences avec les permis de conduire, la sûreté des véhicules avec l’âge de l’exportation et les conditions d’importation des véhicules accidentés et les pneumatiques, les caractéristiques des véhicules de transport public. Il est également prévu la création d’un Conseil national des transports routiers. Il s’agit d’un organe consultatif d’orientation, de concertation et de veille. Il va être composé de représentants des acteurs étatiques, ceux du secteur privé, des partenaires sociaux ainsi que des représentants des usagers. Sur le plan social, l’accès à la profession et au marché des transports va être réglementé avec une «systématisation» du contrat de travail. Mais aussi l’exigence d’une prise en charge correcte des cotisations de retraite et la couverture médicale, entre autres mesures. Ce jeudi, les acteurs se sont penchés sur le projet de loi portant orientation et organisation des transports terrestres déjà adopté par l’Assemblée nationale. «L’atelier marque notre ambition de partager, de se concerter avec le secteur dans un esprit de responsabilité, d’ouverture, de transparence, parce qu’il n’y a absolument rien à cacher. Nous sommes dans une dynamique de réforme, la réforme, elle nécessite la mobilisation de tous les acteurs, de tous les bénéficiaires». Le document sera ensuite soumis au président de la République, Macky Sall, pour la signature des décrets d’application.

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