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Le Cos/M23, en collaboration avec des organisations politiques, de la société civile…, a lancé hier une plateforme dénommée Peccum askan wi (Ndrl : Assemblée du Peuple) pour mettre en branle l’opération Ninki nanka. Laquelle opération a pour objectif de porter certaines préoccupations, comme le parrainage et l’emprisonnement «de quelques adversaires politiques au-delà d’autres préoccupations sociales». «Ninki nanka, c’est l’acte 3 de notre démocratie. C’est pour qu’on s’unisse pour créer une synergie avec les forces politiques et celles citoyennes et faire face à cette forfaiture du passage de ce projet de loi à l’Assemblée nationale», explique Abdourahmane Sow, coordonnateur du Cos M23. C’est pourquoi, ils ont fait, d’après lui, le tour des leaders, des organisations politiques pour les interpeller sur la «gravité de l’heure et la nécessité d’unir les forces pour porter ce combat». M. Sow et Cie comptent aller à l’Assemblée nationale le jour du passage du projet de loi portant sur le parrainage. «Nous prenons rendez-vous avec le Président Sall pour lui dire que cette loi ne passera pas», avertissent-ils. La plateforme Peccum askan wi a par ailleurs déploré le «silence coupable des autorités religieuses». «Ce sont des gens qui ont profité de notre confiance, de notre allégeance et si ce pays brûle, ce sera de leur faute. Ils doivent prendre leurs responsabilités», ajoutent-elle.
Revenant sur les conséquences du parrainage, Babacar Gaye du Pds a invité «tous ceux qui s’estiment être des leaders d’accepter de se faire violence, d’oublier leur ego et de faire face au régime de Macky Sall pour que cette loi ne soit pas votée».
mfkebe@lequotidien.sn

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