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Si le Fespaco donne à voir des films, des réalisateurs et des producteurs, il met également en lumière les acteurs et comédiens sans qui le cinéma n’existerait pas. «La nuit des célébrités» ou «Celebrity day» qui se tient à chaque édition du festival, a récompensé plusieurs acteurs et comédiens dont trois comédiens sénégalais, Ibrahima Mbaye Thié, Rokhaya Niang et Lamine Ndiaye. Et même si tous se félicitent d’un tel honneur venant du Burkina, Rokhaya Niang et Lamine Ndiaye regrettent le manque de reconnaissance de leur propre pays : le Sénégal.

Ils sont certes fiers de recevoir leur trophée mais c’est une fierté teintée d’amertume qu’ils affichent. «Ça me remplit de joie mais j’aurais aimé que ce trophée, cette manifestation se passe dans mon pays. Après plus de 50 ans dans ce métier d’artiste, de comédien, d’acteur de cinéma, j’aurais bien aimé recevoir ce trophée dans mon pays. Qu’une autorité de mon pays puisse me l’offrir, je sentirais mieux le Sénégal», a déclaré Lamine Ndiaye au sortir de la nuit des célébrités de Ouagadougou qui a récompensé son travail dans le domaine du cinéma au même titre que deux autres Sénégalais, Rokhaya Niang et Ibrahima Mbaye Thié. Ce dernier à de même, remercié le Burkina pour l’honneur qui lui a été fait à travers ce trophée. «C’est un réconfort. Je le prends comme tel. Ceci en même temps est symbole, la preuve de quelque chose qu’on a essayé de bâtir avec des gens qui nous ont accompagnés et toujours soutenus. Des gens de ce pays, de ce continent», a-t-il dit espérant porter ce flambeau le plus longtemps et le plus haut possible.
Pour Rokhaya Niang qui est entrée dans le cinéma en 1998, recevoir un tel trophée à Ouagadougou c’est également très glorifiant. «Je ne pensais pas que j’allais faire le tour du monde et recevoir des prix et être honorée aujourd’hui à Ouagadougou. Mais comme on dit, il faut y croire quand on fait quelque chose.» Cela dit, elle a, tout comme Lamine Ndiaye, déploré le manque de reconnaissance de son pays. «La reconnaissance est importante. Ici on nous déroule le tapis rouge alors qu’au Sénégal, on ne peut pas avoir ça. Mais comme on dit, nul n’est prophète chez soi.»
aly@lequotidien.sn

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