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La 2e édition du Festival de slam, intitulée la Nuit du slam, se tiendra les 14, 15 et 16 avril 2017 à Guédiawaye au foyer de Wakhinane, à l’Espace jeune et au Ghip hop. Il entre dans le cadre du projet Passerelles Guédia-Mons, c’est-à-dire passerelles entre Guédiawaye et Mons qui est une ville de la Belgique. Pour cette année, il y aura 6 pays : la Belgique, la championne de slam de la France, une slameuse togolaise, 2 Comoriens et un ressortissant du Congo-Brazzaville.
En plus de ces participants, il y aura aussi des jeunes slameurs sénégalais accompagnés par leurs aînés comme Ceptik et Matador et Fatou Yely Faye, poétesse, qui sont les invités d’honneur. Au total, une trentaine de slameurs sont attendus et l’évènement est étalé sur trois nuits. «La dernière nuit sera restituée les ateliers que nous allons faire parce qu’il y aura des ateliers de création et d’échanges entre des slameurs venus de divers horizons», révèle Papa Meïssa Guèye, l’initiateur du projet. Ces ateliers porteront sur 10 mots car, informe-t-on, chaque année à travers la caravane des 10 mots, les organisateurs sortent 10 mots un peu bizarres, mais c’est à la personne de les utiliser comme elle veut. L’évènement aura comme thème «Créer des mots pour sortir de nos maux». «Nous créerons un texte pour ce thème-là. Je pense que nous sommes dans des pays où nous vivons avec des maux. Donc à travers ce que l’on a, nous allons écrire, dire, parler pour vraiment effacer ces maux», dit-il.
Le budget de ces trois jours de manifestation s’élève à plus de 5 millions de francs Cfa et les organisateurs soutiennent ne pas avoir bénéficié de l’appui des autorités. «Jusque-là, nous n’avons reçu aucun franc d’une autorité. Nous avons déposé ce projet au niveau du Fdcu (Fonds pour le développement des cultures urbaines). Comme ils avaient dit qu’ils avaient clôturé depuis février, nous nous sommes dit normalement pour un projet qui se passe en mi-avril, ils auraient pu délibérer. Mais ils n’ont pas pu le faire, de même que les autorités municipales», regrette M. Guèye, metteur en scène. Néanmoins, il ne désespère pas de voir ces dernières réagir. «C’est une erreur du ministère de la Culture et de la communication, car le fait de mettre ce programme dans l’agenda culturel national et dans le programme officiel de la Quinzaine de la francophonie veut dire que vraiment nous sommes d’accord à l’accompagner. Mais accompagner un programme ne veut pas dire l’écrire quelque part, mais c’est l’accompagner financièrement», dit M. Guèye, mentionnant que le slam n’est pas tellement appuyé au Sénégal. Le parrain de cette édition est Ndongo Mbaye, un poète sénégalais vivant en France.
Stagiaire

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