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Engagé dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2018 qui se jouera en Russie, le Cameroun occupe la deuxième place du groupe B avec 2 points, après deux journées de compétition, derrière le Nigeria qui fait la course en tête avec 6 points. Pour Hugo Broos, ce ne sera pas un drame si les Lions ne se qualifient pas dans ce groupe relativement difficile.

«J’ai un effectif relativement jeune et je vais continuer à essayer de nouveaux joueurs. De ce fait, j’estime que si le Cameroun ne se qualifie pas pour la Coupe du monde 2018, ce ne sera pas une catastrophe. On va tout faire pour y aller, mais dans notre groupe, le Nigeria compte cinq points d’avance sur nous. Nous allons affronter cette équipe deux fois fin août et début septembre. Il faudra prendre au moins quatre points avant d’accueillir l’Al­gérie en octobre. Mais il faut laisser un peu de temps à cette équipe qui va devoir digérer ce titre», a confié Hugo Broos à Jeune Afrique.

«Après avoir souffert face au Sénégal, on s’est mis à croire au titre»
Hugo Broos, félicité par le chef de l’Etat Paul Biya en personne, revient sur l’expédition gabonaise et explique que les Lions Indomptables, ce ne sont pas 23 joueurs, ce sont 23 amis : «Mon objectif, c’était d’atteindre les quarts de finale. Certains disaient qu’on ne passerait pas le premier tour. Je crois qu’il s’est passé quelque chose lors de notre quart de finale face au Sénégal, un des favoris (0-0, 5-4 aux tirs au but). On a souffert, mais on a réussi à se qualifier. Et à partir de ce moment, on s’est mis à croire au titre», a soutenu le technicien belge. Avant de poursuivre : «Il règne dans cette équipe un incroyable état d’esprit. Il faut les voir ensemble pour le croire. Ils ont des qualités de footballeurs bien sûr, mais aussi une mentalité exemplaire. Et c’est ce qui a sans doute fait la différence. Re­gardez Nkoulou ou Abou­ba­kar qui sont pourtant des anciens : ils n’étaient pas souvent titulaires et leur comportement a été parfait.»
Un esprit de groupe qui n’existait pas avant l’arrivée de Hugo : «Quand je suis arrivé, j’ai constaté que la moyenne d’âge était assez élevée. Pour préparer l’avenir, il fallait s’intéresser à des joueurs plus jeunes. Mais il y avait aussi des problèmes de mentalité. Quand on voit que des joueurs qui apprennent qu’ils ne vont pas être titulaires lors de certains matchs négocient avec le team manager pour avancer leur date de départ, ça ne va pas. On m’a raconté qu’avant mon arrivée, des joueurs allaient voir le coach pour lui dire qu’ils ne voulaient pas évoluer avec untel ou untel. Et que parfois, certains ne s’entraînaient quasiment pas de la semaine, ce qui ne les empêchaient pas de jouer. J’ai donc mis l’accent sur la discipline. Si on l’accepte, on se range derrière moi et on travaille. Sinon, ce n’est pas la peine de venir…»
Quant aux joueurs qui ont boudé la sélection avant la Can, Broos est formel : «Là encore, je vais être très clair : la porte n’est fermée à personne. S’ils envisagent de rejouer avec les Lions, il faudra bien sûr qu’ils soient performants en club, mais aussi qu’ils prennent contact avec moi. Et il y aura une discussion franche.»

Cameroun : Le trophée de la Can 2017 va faire le tour du pays
Après Yaoundé, le trophée de la Can sera présenté aux populations des autres régions du pays, a annoncé le ministère des Sports et de l’éducation physique. Pendant neuf jours, le trophée va faire le tour du Cameroun en s’arrêtant dans chacune des neuf régions du pays. Le ministre des Sports, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt a expliqué que «l’Equipe nationale appartient au Peuple, le trophée aussi. Les Camerounais veulent communier avec les membres de l’équipe, ils veulent voir leur coupe». Même si tous les joueurs de l’expédition gabonaise seront absents à cette tournée nationale pour des raisons professionnelles, les autorités promettent que le maximum de Lions Indomptables disponibles seront présents.
Pana

Avec Cameroon-info

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