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Sa vie politique a été longue et riche en expériences, parce que portée par une ambition sans réserve pour son pays. Son parcours assez singulier, qui de ses premiers pas aux côtés du poète-Président (auprès de qui il aura beaucoup appris), en passant par les multiples fonctions qu’il a occupées sous le magistère du Président Abdou Diouf et jusqu’au Parlement où il siège actuellement au perchoir, nous donne l’impression d’une longue aventure qui s’apparente à l’odyssée. Ces notes ne sembleront – nous en sommes persuadés – guère obscures à l’esprit assez pénétrant dont nous devinons aisément la réaction à l’évocation de cette histoire racontée en douze mille vers qui a changé le monde. Malheureusement, Homère ne saura jamais que près de trois millénaires plus tard, certains personnages singuliers, de par leur parcours suscitant le respect et la longévité de leur digne ascension, ont vécu dans l’écho de la symphonie de l’odyssée que n’a pas su malgré tout recouvrir le «choc des armes», en politique précisément.
Car il s’agit bien d’une odyssée politique ici. Une odyssée incarnée dignement par son propre Homère, le président Niasse, digne symbole d’un héritage senghorien dont il aura été l’incarnation dans toutes ses formes.
De ce parcours qui fait la fierté de ses proches et de ses héritiers (intellectuels d’abord, politiques ensuite), nous retenons surtout l’attachement de l’homme aux valeurs cardinales de la République, fortement sous-tendues par la conscience citoyenne insufflée par cette «dunamis» qui signe des grandes destinées porteuses d’espoir. Et c’est justement ce que révèle le nom du parti qu’il créa : l’Afp (l’Alliance des forces de progrès), et dont la fidélité au concept se traduira dans l’ancrage à cette solidarité politique que décrit si bien le Benno bokk yaakaar. Parce que Moustapha Niasse, c’est cela aussi, cette expression du partage qu’exige la convergence de vues pour ce qui touche à l’avenir du pays. Et c’est parce que cette seule noble ambition l’anime depuis toujours, il a été à tous les appels de la République, depuis 5 décennies, en montrant la voie aux plus jeunes, et en usant de son expertise avérée dans les secteurs sensibles qui exigent la maîtrise de la diplomatie étatique notamment.
«Nous avons choisi l’espoir», tel est le credo de son parti, …oui, mais l’espoir porté par un citoyen nouveau, éduqué dans l’amour de la République et le respect de ses institutions. Parce que l’Etat est une chose sérieuse, il faut en apprendre les rouages avec méthode. Et c’est à cet infatigable exercice que le secrétaire général de l’Afp ne cesse de convier ses militants et collaborateurs directs au sein du parti.
La rencontre du Secrétariat politique exécutif du parti le 30 octobre dernier l’aura ainsi grandement confirmé par la rigueur du discours et la vérité de son propos. Un langage véridique à l’endroit des membres du parti, le sens de l’organisation clairement exprimé à travers une gestion de priorités de l’heure, et surtout une maîtrise fine des dossiers… le tout adossé à un charisme qui toujours donne de la hauteur à ses vues que cautionne un parcours intellectuel qui forcément ouvrait sur une carrière étatique au plus haut niveau.
Et c’est cela le charme du personnage, celui de se révéler pleinement à travers le principe de cohésion qui voudrait que toutes qualités nécessaires à l’exercice du pouvoir se conjuguent admirablement en se révélant dans différents moments de la dialectique du gouverner, incarnée par l’être qui le plus pourrait nous en dire des mémoires de nos institutions politiques, parce qu’il a été présent à tous les moments phare de la République.
Et parce qu’il tient à partager sa noble ambition, il n’hésite jamais à accompagner les jeunes de son parti, en les invitant tout d’abord à la connaissance, à l’apprentissage de l’art de gouverner par une maîtrise de l’expression du pouvoir (notamment la maîtrise des chartes qui fondent les idéaux de notre République).
L’on comprend dès lors la part de respect qu’on accorde au personnage, (même si on n’est pas toujours de la même obédience politique que lui). Parce que c’est cette part de vérité qui, au-delà de la politique, s’exprime chez les êtres dont on ne peut dire que du bien et qui forcent l’admiration, parce qu’ils incarnent un idéal qui transcende l’attachement à l’aspect parement matériel des choses pour aller se loger au cœur du respect de l’humain tout court.

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