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Jean Lebreton n’est pas un peintre. Toutefois, ses créations artistiques ressemblent à des tableaux. Il est difficile, voire impossible de différencier ses œuvres à des toiles. Et il fallait les voir hier, lors du vernissage de son exposition New York to Dakar pour le croire. Il fait en effet du mix-média, un mélange de photos et d’encaustique. C’est un vieux procédé tiré de l’Egypte ancienne et qui utilise de la cire, et est plus connu aux Etats-Unis qu’en Europe. Lebreton a été longtemps photographe de presse bien qu’il ait quitté ce métier depuis plus de dix ans pour devenir photographe aux Etats-Unis. Mais il en a eu un petit peu assez et cherché une autre manière de travailler. Et un jour, «à Woodstock, à la galerie Bmg, j’ai découvert l’encaustique. C’est le même système, mais ce que je fais, c’est du mix-média». En effet, à travers ses œuvres, l’artiste reprend son métier de photographe et travaille sa photo sur du papier japonais très fin qu’il colle sur du bois et y appose de la cire pour donner un peu de volume, de la matière à la photo. «Nous sommes très peu nombreux à utiliser cette technique et ça a bien marché à New York pour moi. Je voudrais introduire ce média à Dakar. C’est une première et j’espère bien pouvoir présenter ça à des galeristes.»
Après 10 ans à New York et beaucoup de travail et des expositions, Lebreton a décidé de venir s’installer au Sénégal en 2017 pour y vivre de son art.
L’idée, selon lui, est de mieux différencier ces deux différents mondes : Dakar et New York ; d’où l’intérêt de son thème «New York to Dakar». «C’est deux mondes différents. Ici, c’est Dakar, il y a quand même de la couleur et c’est formidable. Il faut juste que je retrouve ma place en tant qu’artiste et que j’adapte mon encaustique au Sénégal», dira-t-il, annonçant qu’il compte même ouvrir une galerie au pays de la téranga.
mfkebe@lequotidien.sn

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