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Explorer la ville de Dakar à travers le son et l’image, tout en ne bougeant pas de place. C’est le sens de l’exposition «Pouls», réalisée dans le cadre de la 13e édition de la biennale, par les artistes Nathalie Guironnet et Laetitia Kozlova.

L’obscurité de la salle où se tient l’exposition «Pouls» déstabilise quelque peu le visiteur dès qu’il y met les pieds. Mais tel n’est pas le but recherché par Nathalie Guironnet et Laetitia Kozlova. C’est juste une installation. Et dans ce décor, se mêlent son, lumière et également silence. Les deux exposantes souhaitent que les visiteurs en entrant dans la pièce, rentrent complètement dans le sujet. Lequel marie son et lumière.
En effet, c’est après avoir écouté en toile de fond, des voix d’hommes, de femmes, d’enfants, des cris des moutons, etc. que les lampes s’allument en fin de compte. Une manière pour les deux dames d’inviter les amoureux de l’art à regarder et à écouter des instantanés visuels et sonores, pris dans la ville, afin d’en éprouver la singularité et la force. A noter que les sons ont été élaborés par Laetitia Kozlova, réalisatrice sonore.
Et comme en synthèse dans toute cette réalisation, c’est qu’au moment où elle faisait les enregistrements entre Médina, Ngor et les Almadies, Nathalie prenait des photographies des mêmes endroits. Pourtant leur rencontre, elles la doivent au hasard de la vie. «C’est sur facebook que nous nous sommes rencontrées, après on s’est vu physiquement, on s’est parlé, et nous avons su que nous avons la même vision de notre travail, et que vraiment c’est quelque chose qu’on devait partager», a indiqué Mme Guironnet. Qui ajoute que cette exposition est une rencontre entre Laetitia Kozlova et elle. Un partage d’expériences, une approche sensible et déterminée vis-à-vis de leurs matières respectives, le son et l’image. «Nous nous sommes réunies autour de ce projet intime, dans la continuité de nos travaux», explique-t-elle, indiquant que c’est avec beaucoup de plaisir qu’elles l’ont conçu. Les 32 photos présentées, dont 16 en suspensions lumineuses, exposées et les 16 scènes courtes sonores, présentent la ville de Dakar à travers l’homme, ses actions et différents aspects de la société sénégalaise. Parce que ces différentes œuvres parlent du foncier, de la jeunesse, de la tradition, de la culture, etc. «C’est une promenade de la ville qu’on propose à travers les sons et la lumière», explique Nathalie Guironnet, photographe depuis 5ans.
L’exposition «Pouls» a démarré lundi dernier et se poursuit jusqu’au samedi, dans le cadre de la 13e édition de la biennale (Dak’Art 2018).
mfkebe@lequotidien.sn

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