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Après quatre années a la tête de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), Kabiné Komara a cédé son fauteuil au Malien Hamed Diane Semega. La passation de services, qui a eu lieu hier, a été l’occasion pour ce dernier de dire sa volonté de faire de la navigation une priorité.

Installé à la tête du Haut commissariat de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), Hamed Diane Semega entend faire de la navigation «la priorité des priorités». M. Semega a fait cette annonce hier à l’occasion de la cérémonie marquant son installation sur le siège jusque-là occupé par le Guinéen Kabiné Komara. «Il nous faut tout mettre en œuvre pour réussir ce volet navigation», a souligné M. Semega, qui estime que la réussite de ce volet «donnera à l’organisation toute sa crédibilité».
Le président du Conseil des ministres de l’Omvs, Cheikh Taliby Sylla l’y exhorte d’ailleurs, car selon lui, «les populations ont besoin que les bateaux commencent à naviguer sur le fleuve».
Pour Kabiné Komara, il y a lieu d’être optimiste avec le mémorandum d’entente signé avec une société indienne. Le nouveau Haut commissaire, qui fut ministre des Mines, de l’énergie et de l’eau de son pays, se fixe ainsi comme objectif de travailler à renforcer l’image et la crédibilité de l’organisation en tenant fermement la feuille de route tracée par les chefs d’Etat. M. Semega inscrit également, dans son agenda de réunir les financements nécessaires à la mise en œuvre des programmes de l’Omvs. Sur ce chapitre, il faut dire que le Haut commissaire sortant Kabiné Komara a réalisé des avancées non négligeables. Selon M. Komara, il y a quatre ans, la situation de l’organisation était peu reluisante. Le barrage de Diama en dégradation avancée, le barrage de Félou peu avancé, des problèmes d’évaluation à Gouina, des bailleurs tièdes et des contentieux avec des sociétés. Un tableau sombre qu’il aura réussi à retourner. Au moment de son départ, M. Komara indique que l’Omvs a reçu un financement des principaux bailleurs de fonds pour des besoins estimés à 4 milliards de dollars.  La Banque mondiale,  la Banque islamique de développement (Bid), l’Union européenne, l’Agence française de développement (Afd), entre autres, font de nouveau confiance à l’organisation. C’est ainsi que, dit-il, la Banque mondiale a approuvé un financement de 100 millions de dollars pour la ligne Manan­tali/Sénégal. Des grands projets comme Gouina ont aussi démarré. Pour Koukoutamba, qui est le plus grand projet de l’Omvs et qui doit fournir 300 Mw, M. Komara indique que l’offre technique est bouclée et que les études environnementales et sociales vont démarrer. De même, des ressources ont été mobilisées pour la réhabilitation complète du barrage de Diama. Les prochaines années seront décisives, assurent les nouveaux dirigeants. L’Omvs devra se moderniser mais aussi assurer la sécurité de ses ouvrages, souligne M. Komara.

Préserver le Fouta Djallon
La question environnementale préoccupe beaucoup au sein de l’Omvs. Autant le Haut commissaire sortant que son successeur ont montré leur intérêt pour la question. En effet, la situation du Massif du Fouta Djallon est préoccupante, indique le ministre guinéen de l’Energie et de l’hydraulique. M. Sylla précise qu’avec la forte dégradation de ce massif d’où partent tous les cours d’eau qui forment le fleuve Sénégal, il y a nécessité de mettre en place un projet pour sauvegarder cet environnement et éviter une catastrophe écologique.
mamewoury@lequotidien.sn

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