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Les cadres juridiques des politiques migratoires des pays doivent être adaptés aux questions liées au genre. C’est dans cette perspective que se tient depuis hier, un atelier pour échanger sur les voies et moyens de prendre en compte cette dimension dans les politiques dans un contexte de féminisation de la migration.

Face à la féminisation de la migration, les politiques migratoires doivent prendre en compte la dimension genre. C’est dans ce sens que se tient depuis hier, un atelier régional sur la migration en Afrique de l’Ouest  intitulé : «Genre, droits de l’Homme et migration.» Organisé par le bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-commissariat des Nations-Unies aux droits de l’Homme, cette rencontre, qui rassemble différentes parties prenantes, va permettre d’échanger sur des expériences et des connaissances sur ces questions afin de convenir d’une feuille de route pour définir des cadres migratoires plus sensibles au genre. Lors de l’ouverture de cette rencontre, le représentant du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-commissariat aux droits de l’Homme a attiré l’attention sur le fait que «les femmes migrantes peuvent être confrontées à une discrimination plus forte, elles sont plus vulnérables aux violations des droits de l’Homme et peuvent subir une discrimination fondée sur des facteurs croisés, notamment leur statut de migrantes et leur sexe». D’après Daniel Atchebro, face à ces tragédies dont sont victimes les femmes et les enfants, il est opportun d’aborder la question des migrations sous l’angle du genre et des droits de l’Homme. Pour le Hcdh, «des cadres juridiques et politiques sensibles au genre, éclairés par une interface entre recherche et politiques axée sur le genre, qui utilise les connaissances et les données sur les besoins des migrants, ont le potentiel de promouvoir une plus grande égalité et d’offrir des opportunités aux groupes défavorisés». Pour les auteurs du document de référence de cet atelier, «cela peut également aider les principales parties prenantes à améliorer les processus d’élaboration des politiques et intégrer la notion de genre». Cependant, il est constaté que «malgré le consensus général sur l’importance et le besoin urgent d’intégrer une perspective de genre dans la migration, peu d’efforts concertés ont été faits en Afrique de l’Ouest». Ainsi les organisations se fixent comme défi de «sensibiliser davantage sur la dimension genre de la migration dans la région de l’Afrique de l’Ouest, puis de promouvoir une culture de prise de décision éclairée par des données probantes».

dkane@lequotidien.sn

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