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Le Sénégal, premier pays contributeur de police du continent, va envoyer en mission en Haïti et au Mali pour 12 mois 315 gendarmes. Leur mission sera essentiellement de participer au maintien de la paix. A cet effet, le commandant de la Gendarmerie mobile, Jean Baptiste Tine, a ordonné à ses hommes de maintenir intacte la réputation du pays.

«Toutes les dispositions nécessaires à un bon déroulement de votre mission ont été prises. Il vous appartient de maintenir les standards professionnels les plus élevés pendant les 12 prochains mois. Conformez-vous en permanence à nos lois et règlements ainsi qu’à ceux du pays hôte !» Le message du général de brigade et commandant de la Gendarmerie mobile, Jean Baptiste Tine, aux 315 gendarmes en partance pour Haïti et le Mali  ne souffre d’aucune ambiguïté. Hier, à la cérémonie de remise du drapeau aux troupes, le général a rappelé que la réputation du Sénégal, premier pays contributeur de police du continent, doit être conservée à défaut d’être améliorée. «Vous êtes nos ambassadeurs et avez une réputation à préserver. Les règlements  spécifiques des Nations unies devront être scrupuleusement observés, notamment ceux relatifs au code de conduite», a-t-il ordonné aux troupes. Qui sont constituées de 140 gendarmes issus du 12ème contingent Senfpu pour Haïti et 175 du même corps du 5ème contingent Senfpu pour le Mali.
Pour le premier contingent, la mission sera d’aider le gouvernement haïtien à renforcer les institutions de l’Etat de droit, d’appuyer et de moderniser encore la Police nationale d’Haïti, et de suivre la situation en matière de droits de l’Homme, d’en rendre compte et de l’analyser. Elle comptera au total 7 unités de police constituées soit de 980 personnes et 295 policiers hors unité. Ces pandores vont assister à la fin de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) le 15 octobre prochain et par la même occasion démarrer la nouvelle Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti (Minujusth). Il faut noter que le Conseil de sécurité a décidé de proroger la présence onusienne dans ce pays qui a duré 13 ans.
Si pour Haïti la mission des gendarmes sera essentiellement pacifique, celle du Mali l’est encore moins. En effet, au Mali, la présence des pandores sera renforcée par «l’adjonction d’une capacité antiterroriste à notre 5ème contingent», a informé le commandant de la Gen­darmerie mobile. Qui explique : «Cette mission est confrontée à de sérieux défis des bandes armées et des groupes terroristes. Nous allons déployer pour la première fois une capacité antiterroriste au sein de l’unité de police stationnée à Bamako. Notre effectif va se chiffrer maintenant à 175 militaires de gendarmerie.»

mgaye@lequotidien.sn

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