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Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a annoncé la candidature de notre pays pour devenir membre du Conseil des droits de l’Homme en 2018-2020. Cela, dans le but «de continuer à apporter sa contribution à la promotion et à la défense des droits de l’Homme». Mankeur Ndiaye, qui a fait cette annonce à Genève où il prend part au Segment de haut niveau de la 34ème session du Conseil des droits de l’Homme, a sollicité «l’appui de tous les Etats membres des Nations unies». Et le chef de la diplomatie sénégalaise d’ajouter : «Pour qu’ensemble nous puissions travailler à l’édification d’un monde plus juste et plus en sécurité, car plus respectueux des droits de l’Homme.»

Dakar appelle les Etats à plus de volontarisme politique
Au Segment de haut niveau de la 34ème session du Conseil des droits de l’Homme, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a aussi appelé cet organe à se pencher sur la question «des massacres de populations civiles, de viols, de rapts d’enfants dans des zones de conflits». Selon Man­keur Ndiaye, «le Conseil des droits de l’Homme doit aussi se pencher sur cet aspect au nom de la lutte contre l’impunité et de la responsabilité de protéger». Mais de l’avis de M. Ndiaye, pour atteindre ce but, «les Etats doivent faire en sorte que le Conseil puisse remplir efficacement sur le terrain le mandat» qui lui est confié, «sur la base des principes convenus d’interdépendance, d’universalité et d’indivisibilité des droits de l’Homme». Dans un communiqué, on informe que tout en réaffirmant l’attachement du Sénégal à la Cour pénale internationale, Mankeur Ndiaye a souligné qu’il faut agir sur deux leviers : «D’une part faire preuve de plus de volontarisme politique pour aider le Conseil à mettre en œuvre les résolutions adoptées, et d’autre part renforcer les moyens budgétaires du Conseil et du Haut-commissariat aux droits de l’Homme.»
En outre, parlant des défis liés au respect des droits fondamentaux de l’Homme, le ministre des Affaires étrangères a suggéré des actions concertées. Selon lui, «qu’il s’agisse des changements climatiques, de l’extrême pauvreté, de l’extrémisme violent, de la crise de la migration qui relèvent tous des droits de l’Homme, la réponse doit être une riposte coordonnée impliquant l’ensemble des pays du monde». «Les actes terroristes observés dans le monde ces dernières années révèlent qu’aucun pays n’est à l’abri».
dkane@lequotidien.sn

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