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La famine et la malnutrition restent toujours un problème pour le continent. Dans le rapport des Nations unies sur la sécurité alimentaire mondiale et la nutrition, l’on informe que 815 millions de personnes sont touchées par la faim dans le monde dont 243 millions en Afrique. Dans le document, on note une progression de ce fléau par rapport à l’année dernière.

Sur les 815 millions de personnes touchées par la faim dans le monde, les 243 millions vivent en Afrique. C’est ce que révèle «le dernier rapport annuel des Nations unies sur la sécurité alimentaire mondiale et la nutrition». Dans le document, l’on renseigne qu’après une régression constante durant plus d’une décennie, la faim dans le monde est en train de progresser, soit 38 millions de personnes de plus que l’année précédente. Cette situation, selon les auteurs dudit document, est due «en grande partie à la prolifération des conflits violents et aux chocs climatiques». Concernant le continent africain, le document renseigne que «la famine a frappé certaines parties du Sud-Soudan pendant plusieurs mois début 2017». Les experts alertent même sur un grand risque «de la voir frapper de nouveau là-bas ou dans d’autres zones de conflit, notamment le nord-est du Nigeria, la Somalie». Analysant cette situation, les auteurs du rapport soulignent que «les conflits de plus en plus aggravés par le changement climatique constituent l’un des principaux moteurs de la résurgence de la faim et des différentes formes de malnutrition». «Au cours de la dernière décennie, les conflits ont considérablement augmenté et sont devenus plus complexes et plus difficiles à résoudre», ont-ils fait savoir. Il est aussi indiqué que «les proportions les plus élevées d’enfants en situation de précarité alimentaire et de malnutrition dans le monde sont maintenant concentrées dans les zones de conflit». Outre les conflits, les problèmes de sécurité alimentaire et de nutrition s’expliquent aussi «dans des régions les plus pacifiques par les sécheresses ou les inondations provoquées en partie par le phénomène météorologique El Niño» et aussi «le ralentissement économique mondial». Pour les chefs d’agences onusiennes qui s’occupent de cette question, il faut s’attaquer à tous ces problèmes pour mettre fin à cette situation. «Cela a déclenché des sirènes d’alarme qu’il n’est pas permis d’ignorer : nous n’éliminerons la faim et toutes les formes de malnutrition d’ici à 2030 que si nous nous attaquons à tous les facteurs qui compromettent la sécurité alimentaire et la nutrition. L’édification de sociétés pacifiques et inclusives est une condition nécessaire à cette fin», ont-ils fait savoir.
Par ailleurs, on renseigne dans le document qu’il a été constaté de multiples formes de malnutrition menaçant la santé de millions de personnes dans le monde. Selon le rapport, «quelque 155 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance (petits pour leur âge) alors que 52 millions autres souffrent d’insuffisance pondérale (poids trop faible pour leur taille)», a-t-on déclaré. En outre, il est estimé à 41 millions le nombre d’enfants en surpoids. De même, il est souligné que «l’anémie chez les femmes et l’obésité chez les adultes sont également préoccupantes». D’après les agences onusiennes, «ces tendances sont une conséquence non seulement des conflits et du changement climatique, mais aussi des changements profonds des habitudes alimentaires et des ralentissements économiques».
dkane@lequotidien.sn

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