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A la tête du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du Peuple palestinien depuis sa création en 1975, le Sénégal vient d’être reconduit à ce poste. Pour le représentant permanent du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations unies (Onu), cette réélection est le signe de «la grande marque de confiance» témoignée à notre pays. M. Fodé Seck a par la même occasion appelé tous les acteurs à «ne guère fléchir dans l’engagement et la détermination à atteindre le but ultime de l’édification d’un Etat palestinien souverain».

Le Sénégal a été reconduit à la tête du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du Peuple palestinien le 16 février dernier. Dans un communiqué, on informe que notre pays va diriger pour la 42ème année consécutive ce comité. «Le Comité qui a tenu sa réunion annuelle pour le renouvellement de son bureau a réélu à l’unanimité de ses 26 membres son Excellence Mon­sieur l’ambassadeur Fodé Seck, Représentant permanent du Sénégal auprès des Nations unies. La présidence dudit Comité est assurée par le Sénégal depuis sa création le 10 novembre 1975», a-t-on expliqué. Dans le même document, on précise que «comme chaque année, notre pays était seul candidat à sa propre succession». On souligne également que «c’est le représentant permanent de l’Equateur, son Excel­lence Monsieur Horacio Sevilla Borja, qui a proposé la candidature du Sénégal aux membres du Comité». Dans son discours, l’ambassadeur Fodé Seck a assuré «l’engagement résolu du Sé­né­gal et de son Président, son Excellence Monsieur Macky Sall, à poursuivre les efforts né­ces­saires dans l’accomplissement du mandat, à savoir œuvrer pour la pleine réalisation des droits inaliénables du Peuple palestinien dans l’esprit de la résolution 181 de 1947 qui a consacré le partage de la Palestine en deux Etats, celui d’Israël et celui de la Palestine».
Parlant du tableau peu reluisant de la situation en Palestine, l’ambassadeur Fodé Seck estime que les «défis importants qui continueront de se poser dans la recherche d’une solution juste et durable à ce différend ne doivent pas occulter le fait que l’absence de solutions à ce conflit induit un défi encore plus complexe, car potentiellement porteur de risques sérieux pouvant déboucher sur des phénomènes incontrôlés comme l’extrémisme violent et le terrorisme». Qui, selon lui, sont «des phénomènes qui peuvent avoir pour cibles les populations civiles israéliennes comme palestiniennes et d’autres parties du monde». Partant de ce constat, M. Seck a invité «tous les acteurs à ne guère fléchir dans l’engagement et la détermination à atteindre le but ultime de l’édification d’un Etat palestinien souverain, viable et indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale». Et «vivant côte à côte avec l’Etat d’Israël, en paix et en sécurité, dans des frontières internationalement reconnues et garanties».

dkane@lequotidien.sn

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