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En visite à Thiès dans le cadre d’une tournée nationale autour d’une opération «Coup de poing», le secrétaire général du ministère des Infras­tructures, des transports terrestres et du désenclavement, Aubin Sagna, annonce que toute moto Jakarta qui ne bénéficie pas d’immatriculation sera retirée de la circulation le 31 octobre 2017.

Les conducteurs de motos-taxis sont avertis. L’Etat va retirer de la circulation toutes les motos Jakarta non-immatriculé le 31 octobre 2017. C’est en tout cas l’annonce faite par le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, Aubin Sagna, en visite à Thiès dans le cadre de l’opération «Coup de poing», initiée par son ministère pour la mise en œuvre des 10 mesures prises par le gouvernement pour améliorer la sécurité routière. Le gouverneur de la région de Thiès, Amadou Sy, d’ajouter : «Nous avions fait une évaluation qui avait révélé que sur les 100 accidents mortels à Thiès, 75% impliquent les motos Jakarta. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire d’interpeller les autorités pour mettre fin à ce phénomène.» Pour cela, indique l’autorité administrative, «il faut que le port du casque soit systématisé. Idem pour l’immatriculation. Et dans ce cadre, nous avons fixé une date et c’est le 31 octobre prochain. Au-delà, nous serons obligés de mettre en application les décisions pour mettre les Jakarta en règle. Nous pensons que nous avons fait preuve de beaucoup de tolérance pour permettre aux gens de travailler, mais aujourd’hui il est temps que le conducteurs de motos se mettent en règle».

«Continuer à mener ces opérations sur le territoire national»
Revenant sur l’opération, M. Sagna indique qu’elle a été démarrée au lendemain du Conseil interministériel du 9 février 2017. «Le Premier ministre avait demandé de réitérer ce type d’opérations pour apporter plus de sécurité aux populations en matière de circulation routière. Et aujourd’hui, nous sommes à Thiès dans le cadre de cette opération que nous avons déjà menée dans les régions de Dakar, Kaolack, Fatick, Kolda, Kaffrine et Tambacounda.»

Infractions les plus notées : manque de permis de conduire
et défaut de visite technique
Il explique : «Ce sont des opérations que nous allons continuer à faire partout sur le territoire national. Nous sommes aujourd’hui à Thiès et nous reviendrons parce que tant qu’il y aura des personnes en déphasage par rapport au Code de la route, elles nous trouveront désormais sur le terrain.» Pour dire, selon M. Sagna, «il faut que nous retenions que l’insécurité doit être du côté des fauteurs de troubles et ceux qui ne respectent pas le Code de la route. C’est l’objectif l’opération. Et aujourd’hui, nous avons constaté qu’il y a plusieurs infractions et l’essentiel d’entre elles sont le manque de permis de conduire, mais aussi le défaut de visite technique. Ce sont principalement ces deux défauts que nous avons constatés sur le terrain et nous n’hésitons pas à mettre les véhicules en fourrière lorsque nous rencontrons ce type d’infractions, parce que la sécurité prime sur tout. Et il est primordial de mettre en sécurité nos concitoyens».
Déplorant les nombreux accidents mortels à Thiès, Aubin Sagna de soutenir : «Nous devons agir et nous agissons contre cela.» A ce titre, il indique : «Nous connaissons les causes et les facteurs des accidents et nous les attaquons. Et le premier facteur, c’est la route. Dans ce cadre, l’Etat est en train de consentir beaucoup d’efforts pour mettre à niveau les routes du Sénégal. Et très bientôt à Thiès il y aura le contournement de la ville avec l’autoroute à péage Ilaa Touba. C’est un effort substantiel. Sans compter les autres routes que nous avons faites à l’intérieur de Thiès.»

Diminuer de façon drastique les accidents de la route
L’autre point d’attaque, «c’est le véhicule. Quand il est en défaut par rapport à son âge et aux transformations qu’il subit, du fait des transporteurs qui veulent mettre plus de passagers ou bien qui transforment des véhicules qui ne sont pas destinés au transport de passagers, nous le refusons systématiquement. Ce sont des infractions que nous allons combattre et que nous continuons à combattre». Il ajoute : «Le facteur le plus déterminant dans l’accident de la route, c’est la personne qui conduit. Les gens conduisent sans porter des ceintures de sécurité. Sans compter le non-respect du Code de la route.» Ainsi, il termine en lançant un appel aux conducteurs : «Détenir un permis de conduire, être en règle par rapport à l’assurance, c’est la moindre des exigences et tout le monde doit comprendre et accompagner l’Etat dans ce combat. Nous appelons donc tout le monde à se mettre debout pour que nous puissions arriver à diminuer le maximum possible, de la façon la plus drastique, les accidents sur nos routes au Sénégal.»
nfniang@lequotidien.sn

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