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Beaucoup d’acteurs ne sont pas d’accord sur l’application du permis à point. Cela semble logique pour le Dr Matar Faye. Le directeur exécutif de la Nouvelle prévention routière trouve que ce projet reste un excellent outil de prévention routière. Le permis à point permettrait, selon lui, au conducteur d’être conscient qu’il peut à tout moment être contrôlé et qu’il court le risque de perdre son permis à tout moment.
Cependant, il reste beaucoup à faire sur cette mesure réprimée et crainte par les chauffeurs, bien que le consultant soit déjà choisi. «Les gens sont en train de dérouler. La première chose et la plus importante est de numériser les permis de conduire. Tant qu’ils ne sont pas numérisés, il sera impossible d’avoir des permis à point parce qu’on ne peut vous arrêter ici à Dakar aujourd’hui et dans une semaine on vous arrête à Saint-Louis. Comment le policier peut-il s’avoir qu’on vous a retiré des points ? C’est impossible», défend Dr Faye. Au-delà de la numérisation, l’opérationnalisation du projet nécessite également une dotation conséquente des policiers et des gendarmes en matériels. «C’est-à-dire avoir un terminal pour lequel on introduit le permis pour avoir ce solde, mais surtout également qu’ils aient des cinémomètres pour contrôler les vitesses sur la route. Tant que ces éléments ne sont pas réunis, à mon avis il sera très difficile de mettre en œuvre le permis à point. Mais je rappelle que ce permis à point est un excellent outil, car il permet de responsabiliser les conducteurs lorsqu’ils sont au volant de leur véhicule.»

Beaucoup d’auto-écoles risquent de fermer
Par ailleurs, beaucoup d’auto-écoles qui ont pignon sur rue risquent la fermeture si elles ne se régularisent pas. «Le ministère des Transports est très sévère sur ce point. Les auto-écoles qui ne respectent pas les normes peuvent être fermées. Il ne faut pas qu’on les considère comme des boutiques où les gens peuvent aller et négocier leur permis de conduire. Le ministère est très intransigeant. Les auto-écoles qui ne répondent pas aux normes, qui n’ont pas de moniteurs agréés, compétents et qui n’ont pas de locaux adaptés sont sur le point de disparaître. Il y a au moins une dizaine d’auto-écoles fermées parce que ne remplissant pas les conditions», a fait savoir le directeur exécutif de la Nouvelle prévention routière.
ksonko@lequotidien.sn

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