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La présidente du Haut conseil du dialogue social préconise le retrait du dossier casamançais des «mains d’apprentis sorciers ». Pour Innocence Ntab Ndiaye, qui s’exprimait sur Rfm, il faut la présence de l’Etat dans cette partie du pays et que force doit rester à la loi.

Innocence Ntab Ndiaye demande à l’Etat de ne plus laisser le dossier de la Casamance entre les «mains d’apprentis sorciers». La pré­sidente du Haut conseil du dialogue social était l’invitée du Grand Jury sur la Rfm. Selon elle, l’urgence pour le gouvernement, c’est qu’il écarte les organisations qui se sont créées çà et là pour négocier la paix dans cette partie du pays. «Quand il y a une menace sur l’intégrité nationale, il faut une présence de l’Armée. L’Etat doit être présent et que force doit rester à la loi», a-t-elle martelé. Poursuivant son propos, elle indique que la rébellion en Casa­mance est en passe de connaître son déclin. La difficulté, estime-t-elle, c’est qu’il y a un «problème de leadership», qui s’est révélé depuis la mort de l’Abbé Dia­macoune et de Sidi Badji. Aussi, note-t-elle, le fait que Salif Sadio et César Atoute Badiate ne soient plus en mesure de tenir face à la ferme volonté des populations du Sud d’en finir avec ce conflit.
Innocence Ntab Ndiaye a, par ailleurs, exprimé toute son amertume face à la tuerie de Bofa-Bayotte. Elle dit saluer la mesure conservatoire consistant à suspendre momentanément la coupe du bois. La tuerie de Bofa-Bayotte a fait 14 morts. Une enquête a été ouverte. Plus d’une vingtaines de personnes dont le journaliste René Capin Bassène ont été placées sous mandat de dépôt.
ndieng@lequotidien.sn

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