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Près de 6 heures de débats, 58 orateurs, 8 explications de vote, 2 motions préjudicielles, des scènes de perturbations de militants de l’opposition… A l’Assemblée nationale, hier, l’examen du projet de loi modifiant l’article L78 du Code électoral a confirmé la discorde totale entre le pouvoir et l’opposition sur le processus électoral. Si le projet a été adopté en début de soirée, à la majorité, entre députés, les échanges ont été houleux, passionnés, voire personnels. Même le public s’y est mis en perturbant la séance par moments. 11h 52. Un jeune opposant logé à la tribune réservée aux spectateurs lance : «Respectez le Peuple. Ce projet de loi va créer une crise postélectorale.» Dans la salle, c’est l’expectative. Le rapporteur de la Commission des lois, Mamadou Moustapha Ndiaye est obligé d’arrêter la lecture du projet de loi, le temps que Moustapha Niasse rappelle à l’ordre : «Arrêtez ! Arrêtez ! Vous n’avez pas le droit de perturber la séance. Silence s’il vous plait !» L’intrus est manu militari jeté dehors par les Forces de l’ordre, fortement présentes dans l’Hémicycle. Une scène qui va se répéter 2 fois. «Je n’ai jamais vu en 60 mois de Législature qu’un public défie à ce point les députés», s’émeut d’ailleurs à la fin de la séance, Mbayang Guèye Diop, députée Mrds qui a voté contre le projet de loi.

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