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La société Rangold s’achemine vers la mise en exploitation de la mise d’or de Massawa dans le Sénégal Oriental. Selon les dirigeants de cette compagnie africaine, les réserves de cette mine dépassent les 2,7 millions d’onces d’or.

Si tout se passe bien, l’on s’achemine vers la mise en exploitation de la mine de Massawa dans la région du Sénégal oriental. Selon le Directeur général de la société Rangold, M. Mark Bristow, avant la fin de l’année, les évaluations financières devraient permettre de définir si une exploitation est envisageable. Randgold resources, qui a convié la presse hier à une rencontre, indique qu’une telle décision est plus que probable. Mais cette nouvelle mine dont les réserves avoisinent les 2,7 millions d’onces d’or, ne devrait pas beaucoup influer sur le marché intérieur de l’or. Selon le Directeur général de la société au Sénégal, Mohamed David Mbaye, si l’or exploité dans la région n’arrive pas dans les comptoirs sénégalais, c’est plus du fait des autorités que des compagnies minières. En effet, explique M. Mbaye, «c’est l’Etat qui ne reverse pas les taxes». «Nous sommes prêts à approvisionner le marché local, mais le problème ne vient pas de nous», insiste M. Mbaye. Siaka Berthé de la même compagnie, ajoute que Rangold, qui exploite la plus grosse mine au monde, à Loulo au Mali, a déjà essayé de mettre en place un tel système. Mais, dit-il, il y a aujourd’hui 10 milliards de Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) qui ne sont pas payés au Mali.
Découverte en 2007, la mine de Massawa recèle d’importantes réserves. Ce qui en fait, explique M. Mbaye, un des plus grands gisements d’or en Afrique de l’Ouest non encore exploité.

64 milliards déjà dépensés
Depuis le démarrage des activités de Randgold sur ce site en 2002, la société informe avoir déjà dépensé plus de 64 milliards de francs Cfa. Seulement, Massawa reste un projet complexe du fait de la structure géologique du gisement, la plus grande partie de la mine étant réfractaire. «C’est comme si l’or porte un manteau et pour l’exploiter, il faut enlever ce manteau», explique M. Mbaye. Cette configuration rend les coûts d’exploitation très élevés, mais Rangold indique que «les derniers tests ont montré que 75% des réserves de minerais de Massawa pourrait être traités à travers le procédé simple et moins coûteux de récupération par gravité et la méthode de cyanuration surmontant l’obstacle initialement annoncé d’un projet avec une métallurgie complexe. Le reste des 25% sera exploité en fin de durée de vie de la mine suivant le procédé de bio-oxydation ou vendu comme concentré à une structure spécialisée de ce traitement».
Selon le Dg national, les critères de Rangold fixent un seuil de 3 millions d’onces et des retours sur investissement de 20%. «On pense qu’on pourrait avoir 90 tonnes», assure le Dg.
Pour augmenter ses chances, la société continue ses recherches sur des périmètres voisins, informe M. Mbaye. Dans cette optique, elle envisage même de déplacer les orpailleurs du site de Tinkoto pour les relocaliser sur un autre couloir. Dans cette région où les tensions sont souvent exacerbées entre populations et compagnies minières, Siaka Berthé de Rangold estime qu’il n’y aura aucune friction. «On a toujours dit à l’Etat qu’on ne déplace personne. On laisse les orpailleurs travailler jusqu’à 15 mètres de profondeur, mais on peut les relocaliser sur d’autres sites», explique-t-il.
Dans le cadre de ses actions de Responsabilité sociale d’entreprise (Rse), Rangold informe avoir déjà consacré plus de 235 millions de francs Cfa à des actions sociales. Au terme de la conférence de presse, la société a d’ailleurs octroyé 5 millions de francs Cfa au Village d’enfants Sos, 7,5 millions à l’Hôpital d’enfants Albert Royer et la même somme à l’association des handicapés de Dakar.
mamewoury@lequotidien.sn

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