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La Commission exécutive du Cio a décidé de confier au Sénégal l’organisation des premiers Jeux olympiques de la jeunesse (Joj) à se tenir en Afrique. Cette marque de confiance est aussi un grand défi pour le pays et toute sa population.

Une fois de plus, le Sénégal est en voie d’accomplir une grande première. Hier à Genève, la Commission exécutive du Comité international olympique (Cio) a retenu la candidature du Sénégal pour abriter les premiers Jeux olympiques de la jeunesse (Joj) devant se dérouler en terre africaine, en 2022. Ce choix doit être entériné et définitivement approuvé lors de la Session du Cio à Buenos Aires, en Argentine, les 8 et 9 octobre prochains.
Mais tout le monde s’accorde pour dire que ce ne sera alors qu’une formalité, au vue des appréciations que le pays a obtenues. Pour obtenir cet honneur insigne, le pays a dû se défaire de la concurrence de la Tunisie, du Nigeria et du Botswana.

«Un projet solide» avec le Dakar arena, la nouvelle ville de Diamniadio…
Elément décisif qui a quelque peu pesé dans la candidature du pays, la réception de la dernière enceinte sportive de Diamniadio, le Dakar arena, qui est venu juste à temps pour étoffer l’offre du Sénégal en matière de réceptifs sportifs. Néanmoins, il ne faut pas négliger l’intense travail de préparation en amont, accompli notamment par toute l’équipe du Cnoss, sous la houlette de son président Diagna Ndiaye.
Depuis environ un an, M. Ndiaye s’est attaché à présenter un dossier solide et crédible, et a frappé à toutes les portes qui comptent pour obtenir les appuis nécessaires. Et à la fin, cela a été payant, parce qu’il se dit que la candidature du Sénégal l’a emporté sur un score «à la soviétique» face à des concurrents comme le Nigeria ou la Tunisie, pourtant mieux dotés que nous en matière d’infrastructures sportives.
Il se dit même que le vice-président du Cio, Ugur Erdener, qui présidait la Commission d’évaluation des candidatures, n’a pu cacher son appréciation, et a déclaré que «le Sénégal offre un projet solide et des meilleures perspectives». Le prince Albert de Monaco, ainsi que la princesse Anne d’Angleterre, membres éminents du Cio, n’ont pas manqué de communiquer leur appréciation aux membres du Cnoss.

Macky Sall félicité par son homologue chinois
Quoi qu’il en soit, le Sénégal a près de 4 ans pour se préparer à ce grand évènement qui est, comme on l’a déjà dit, une première sur le continent africain. En effet, aucun pays africain n’a jamais organisé des Jeux olympiques, de quelque nature que ce soit. Et même si ceux pour lesquels le pays a été retenu ne concernent que les jeunes, ils sont néanmoins très importants dans l’agenda sportif mondial.
Le Président Macky Sall ne s’y est d’ailleurs pas trompé. De la Chine où il se trouvait lorsque l’information est tombée de Genève, il a été agréablement surpris de recevoir les félicitations de son homologue chinois Xi Jinping. Ce dernier lui a d’ailleurs assuré que le Sénégal bénéficiera de l’appui total des autorités chinoises en vue de la préparation de ce grand rendez-vous.
Il faut dire que le seul Dakar arena ne suffira pas. Il faudra construire d’autres structures à Saly et à Dakar, et cela demandera une implication de tous. D’ores et déjà, le Cio est disposé à appuyer le pays dans cette dynamique.
Pour l’olympisme mondial aussi, le défi est grand. Le président Thomas Bach a décliné l’ambition de sa structure : «Nous voulons amener les Jeux olympiques de la jeunesse de 2022 en Afrique et au Sénégal. Ce pays d’Afrique de l’Ouest propose un projet reposant sur une forte ambition pour la jeunesse et le sport. Les opportunités y sont nombreuses et nous nous efforcerons de livrer ensemble, dans le cadre d’un étroit partenariat, des Jeux de la jeunesse visionnaires, responsables et exaltants».
Les populations du Sénégal ne pourraient être en reste.
mgueye@lequotidien.sn

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