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Le ministre de la Santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, rassure les populations que pour l’heure aucun élément ne prouve la dangerosité des poissons avec la mystérieuse maladie qui touche des pêcheurs.

C’est toujours le mystère qui entoure cette maladie qui touche des centaines de pêcheurs sénégalais. Les résultats des prélèvements ne sont pas encore connus. Mais les autorités tiennent à rassurer les populations par rapport au bruit qui enfle sur la consommation des poissons. «A l’état où nous vous parlons (hier), il n’y a aucun élément au plan scientifique qui peut nous permettre effectivement d’indexer la dangerosité des poissons. Il n’y a pas à ce niveau-là, jusqu’au moment où nous vous parlons, une situation qui mérite à ce qu’on alerte à ce niveau-là. Donc, vous pouvez être rassurés à ce niveau-là», a déclaré, ce vendredi, le ministre de la Santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, qui était au chevet de malades au Centre de santé de Mbao, sis dans la banlieue dakaroise. Il était en compagnie du ministre des Pêches et de l’économie maritime, Alioune Ndoye, et de celui de l’Environnement et du développement durable, Abdou Karim Sall
«Nous avons aujourd’hui donc, la confirmation que la cause n’est pas virale et d’autres pistes sont explorées, notamment la piste toxique et la piste des algues. Nous attendons quand même, la confirmation du laboratoire qui va peut-être nous parvenir aujourd’hui (hier vendredi) certainement», a-t-il ajouté. A cette date, le ministre a estimé le nombre de personnes touchées par ces éruptions et irritations cutanées à près de 400 pêcheurs, rapporte l’Aps. Ils sont des localités telles que Thiaroye sur Mer, Ndayane, Touba Dialaw, Fass Boye, Mbour, etc.
En outre, Abdoulaye Diouf Sarr a expliqué que «ce qu’il faut noter, et à coup sûr, c’est que jusque-là, nous n’avons pas vu de cas secondaires. Il n’y a pas eu de contamination. Je crois que c’est déjà assez encourageant de le dire et le Sénégal travaille dans la multi-sectorialité globale avec le règlement sanitaire international». Et d’ajouter : «Ce que nous pouvons retenir, c’est que tout le dispositif est mis en branle pour véritablement faire la prise en charge aussi bien sociale que médicale, en attendant d’apprécier et d’avoir de manière sûre, la cause de cette maladie. Nous n’avons pas, j’allais dire, de malades en termes de contamination. Nous n’avons pas aussi, au niveau des investigations qu’on a faites, vu effectivement des poissons qui sont plus ou moins accusés de ce point vue-là.» Et l’examen du dermatologue, selon l’Aps, fait état de lésions d’impétigo à localisation péri narinaire et péri buccale, de lésions papuleuses ombiliquées par endroits localisées aux extrémités (pieds et mains), des érosions localisées au niveau des organes génitaux externes (testicules et gland).
A ces symptômes s’ajoutent aussi une hyperhémie conjonctivale, des céphalées, de la fièvre, des œdèmes du visage surmonté de micro papules chez certains prurigineux.

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