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Abdoulaye Diop, le nouveau ministre de la Culture et de la communication

Il n’a pas encore officiellement pris fonction mais une chose est sûre, Abdoulaye Diop, le nouveau ministre de la Culture et de la communication, a du pain sur la planche. Un de ses premiers «chantiers», sera certainement la situation des animateurs culturels «oubliés de la Fonction publique».

Réunis hier, devant le siège du ministère de la Culture, les animateurs culturels membres de la 36e promotion de l’école nationale des arts, «oubliés de la fonction publique», ont crié leur désespoir, leur ras-le-bol face à ce qu’ils considèrent comme un «fâcheux oubli» sinon de la «magouille» pure et simple. «Nous nous rencontrons ici pour dénoncer une situation qui se passe au niveau de la Fonction publique. Quand il s’agit de recruter les techniciens du ministère de la Culture, on procède par promotion et par ordre de mérite. C’est-à-dire de la promotion la plus ancienne à la plus récente, ainsi de suite. Mais dans son recrutement 2019, le ministère de la Fonction publique a attribué 5 postes d’animateurs culturels à la promotion de 2017 (la 37e promotion) qui vient après celle de 2016 (la 36e). Dans les normes c’est nous (la 36e promotion) qui devions être recrutés», a fait savoir Joseph Samba Ndionne, le coordonnateur de la 36e promotion des animateurs culturels sortie depuis 2016 de l’Ecole nationale des arts. Mademba Dieng, Mbissane Touré, Khady Thiam, Joseph Samba NDione, André Bruno Ndofene Diène, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, s’interrogent sur cet état de fait et attendent d’être rétablis dans leurs droits. Ils exigent même que les responsabilités soient fixées. «Le Secrétaire général de notre ministère de tutelle nous a montré la lettre que le ministre a adressée à la Fonction publique dans laquelle figurent nos noms. Comment d’autres ont pu être recrutés à notre place ? Soit c’est une erreur administrative et si tel est le cas, on peut la rectifier. C’est notre promotion qui doit être recrutée en premier si on suit la logique. Nous sommes sortis en 2016, cela fait donc 3 ans qu’on attend d’être recrutés. Qu’on nous remette dans nos droits et que les responsabilités soient fixées. On ne peut pas comprendre que le ministère de la Culture signe une lettre dans laquelle il y a des noms désignés et en lieu et place, qu’on retrouve d’autres noms», s’exclament-ils.
Ailleurs ils doutent que cela soit une erreur comme on veut le faire croire et soupçonnent plutôt une magouille. «Parce que la Fonction publique ne peut pas connaître le nom de ces gens qu’ils ont recrutés. Seuls les ministères de la Culture connaissent le nom des animateurs culturels.» Ces animateurs culturels qui pour le moment, ont écrit une lettre de recours adressée à la Fonction publique, lancent un appel au nouveau ministre de la Culture afin qu’il les aide à obtenir gain de cause.
aly@lequotidien.sn

 

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