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Me Ousmane Ngom n’est plus à l’Intérieur, mais il reste au cœur du débat sur l’organisation des élections par une personnalité neutre ou pas. Parce qu’en 2012, le Président Wade lui avait retiré cette charge pour la confier à Cheikh Guèye. Aujourd’hui encore l’opposition, au pouvoir à l’époque, réclame le départ de Aly Ngouille Ndiaye. «On ne peut pas, à deux mois des élections, dire que non seulement on change de ministre de l’Intérieur, mais en plus on va restructurer ce département pour créer un autre à côté. Cela risque de déstabiliser complètement l’organisation des élections. Les élections, c’est quelque chose de très sérieux qu’il faut préparer sur au moins deux années et pas sur une année ou six mois, encore moins sur deux mois. Sinon on risque vraiment d’aller vers le chaos», a soutenu Ousmane Ngom hier à l’émission «Grand jury» de la Rfm. M. Ngom va plus loin puisqu’il pense que le prédécesseur de Macky Sall n’avait pas besoin de le faire. «Je respecte la décision du Président Wade qui l’avait fait, mais cela ne veut pas dire que c’est une panacée et qu’il faut l’appliquer. Dans tous les pays du monde, les grandes démocraties dont nous parlons, le ministre de l’Intérieur organise les élections parce que simplement il est au cœur de l’Etat et il est le responsable de l’Admi­nistration territoriale qui joue un rôle incontournable dans l’organisation des élections. Abdoulaye Wade sait qu’il avait tort de me démettre (de cette fonction d’organisateur d’élection) parce que, pour la première fois, le Peuple du Sopi s’est opposé à lui. Donc, je ne crois pas que c’était utile parce que c’était la première reculade», considère-t-il.
hamath@lequotidien.sn

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