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Babacar Guèye DIOP – Installé lundi à la tête du Haut conseil des collectivités territoriales, Ousmane Tanor Dieng a loué la vision du Président Macky Sall. Ce dernier, à son tour, a marqué sa «totale confiance» au secrétaire général du Parti socialiste quant à la réussite de cette institution.

Jusqu’ici, ses camarades socialistes l’appelaient «Sg». Désor­mais, Ousmane Tanor Dieng au­ra plus fort : «Président». Il a été installé lundi en même temps que les autres membres du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), dans un Centre in­ternational de conférence Abdou Diouf de Diamniadio (Cicad) afflué majoritairement de militants socialistes ce 31 octobre 2016 historique. 16h 23, le speaker annonce l’arrivée du président de la République Macky Sall, flanqué de Tanor et du ministre en charge des relations avec les assemblées, Mansour Sy. Sifflets et cris de joie résonnent dans cette auguste bâtisse du nom de l’ancien Président Diouf qui émeut un «enfant de la République». «Il est évident que je ne peux pas rendre à la République tout ce qu’elle m’a donné mais la servir a toujours été pour moi une vocation, la plus grande fierté de ma vie», explique-t-il. Tanor ne peut résister à cet honneur fait au successeur de Senghor. «C’est un acte de toute beauté qui nous va droit au cœur et je tiens à vous redire toute la gratitude des militantes et des militants du Parti Socialiste», a-t-il souligné au chef de l’Etat.
Les pancartes à l’effigie du maire de Nguéniène sont brandies par les coordinations socialistes de toutes les régions. Au premier rang, les autorités sont en place. En plus des membres du gouvernement, Moustapha Niasse et Djibo Leïty Kâ ou encore son homologue malien, président du Haut conseil des collectivités locales,  Mamadou Diaki­té, rehaussent de leur présence la dimension de la cérémonie hautement républicaine. Vêtu d’un costume noir taillé sur mesure, arborant l’écharpe de premier des hauts conseillers, le président du Hcct est appelé à prononcer son discours. Il est maître de l’applaudimètre.

«Une belle occasion d’être au service de la République»
La voix gonflée d’émotion, il rend hommage à Macky Sall qui, dit-il, lui donne «une belle occasion d’être au service de la République», 16 ans après. «Au moment de prendre fonction, je suis habité par un sentiment d’humilité parce que vous m’avez choisi parmi d’autres pour présider cette nouvelle institution qualifiée d’institution de la République par la Consti­tu­tion», dit-il au Président Sall. De­vant le pupitre coloré en vert jaune et rouge, M. Dieng, un regard franc à l’intention du Président Macky Sall, ajoute : «Je tiens à saluer votre sens de l’Etat votre esprit républicain et le volontarisme de votre action à la tête de notre cher pays ainsi qu’en attestent vos nombreuses et ambitieuses actions mises en œuvre depuis votre accession au pouvoir. Vos qualités d’homme d’Etat combinées à votre leadership au plan national, africain et international ont permis à notre pays de s’engager durablement dans la voie d’une émergence qui concilie la consolidation de l’Etat de droit, le dynamisme économique, le progrès social et la solidarité.»

Macky à Tanor : «Vous avez ma confiance totale»
Touché par les qualificatifs de son allié dans le cadre de la coalition Benno bokk yaakaar, le chef de l’Etat a rendu les honneurs au secrétaire général du Parti socialiste. Macky Sall s’est dit confiant de la valeur ajoutée que va apporter cette institution pour la territorialisation des politiques publiques. «Nous avons un homme engagé et pétri de culture d’Etat. Je veux saluer M. Ousmane Tanor Dieng. Je mesure le poids du défi qui pèse sur vos épaules. En vous ma confiance est totale. Votre parcours exceptionnel et vos qualités reconnues d’homme d’Etat et votre idée du service public vous confèrent tous les atouts pour faire assumer au Haut conseil sa responsabilité dans la formulation d’avis à l’attention du président de la République et du gouvernement sur les politiques de décentralisation, d’aménagement et de développement territorial», souligne le président de la République.
A l’endroit de ses collègues, Tanor prévient et rassure en même temps : «Je sais par expérience que nous ne serons pas d’accord sur tout et tout le temps, que nous aurons souvent des opinions différentes, des débats difficiles mais le débat dans une démocratie n’a de sens que s’il permet de réaliser des accords fécondants au moyen de compromis dynamiques. En ce qui me concerne, je serai un président ouvert mais déterminé à faire respecter la libre expression de toutes les opinions parce que je reste convaincu que chacun usera de sa liberté dans le respect des règles démocratiques.» Et il le résume en ces termes : diriger «sans excès ni faiblesse».

bgdiop@lequotidien.sn

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