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Les journalistes n’ont pas été jugés à la hauteur de la distinction qui leur est réservée dans cette rencontre d’Abidjan.

Maisons d’édition, écrivains et autres amoureux du livre se sont donné rendez-vous dans la capitale économique de Côte d’Ivoire où se tient la 10ème édition du Salon international du livre d’Abidjan (Sila 2018), qui a ouvert ses portes mercredi dernier. Des prix ont été décernés à différents auteurs et maisons d’édition. Ainsi, le «Grand prix national Bernard Dadié de littérature» est revenu à l’auteur ivoirien basé aux Antilles, Serge  Bilé, pour son livre Bony qui aborde l’histoire de ces descendants d’esclaves du Suriname qui ont beaucoup de similitudes avec le Peuple akan de Côte d’Ivoire. Tout son travail est basé sur l’appropriation de notre mémoire.
Le «Prix national Bernard Dadié» du jeune écrivain est revenu à Seydou Gounian avec son livre La légende de l’enfant pharaon. Le «Prix Paul Ayissi», proposé par l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire, est revenu à Benjamin Soro.
Serge Gras, quant à lui, s’est vu attribuer le «Prix Jeanne de Cavally pour la littérature enfantine» pour son livre La veste de Grégoire, édité par les éditions Vallesse. Ces dernières ont aussi gagné le «Prix Sila de l’édition», un prix proposé par l’Association des éditeurs de Côte d’Ivoire avec l’ouvrage Tristesse au Paradis de Grasse Mbembe.
A signaler que le «Prix Sila des médias», instauré pour la première fois cette année, n’a pas été décerné. Le jury a jugé très faible le niveau journalistique du traitement des questions liées à l’environnement du livre et des écrivains.
La 10ème édition du Salon international du livre d’Abidjan (Sila 2018) est un évènement qui se déroule au Palais de la culture Bernard Dadié de Treichville. Elle a pour thème «Livre, vecteur des identités culturelles». L’invité d’honneur de ce 10ème Sila, ce sont les Etats-Unis qui ont initié des ateliers de renforcement des capacités pour les illustrateurs et pour les auteurs et écrivains. Des ateliers animés par l’Américain Donald Grant le lundi 14 et le mardi 15 mai.
L’auteur à l’honneur est le doyen des écrivains ivoiriens, Charles Nokan, qui a consacré 62 ans de sa vie à la littérature  africaine, avec une bibliographie qui comprend aussi des œuvres dramatiques.
Dans son discours à l’ouverture officielle, M. Nokan a beaucoup parlé de l’engagement de l’auteur pour pouvoir servir son Peuple. Il n’a pas manqué de considérer l’engagement de gauche plus objectif que celui de droite. Les panels qui ont débuté jeudi dernier vont se poursuivre jusqu’à dimanche, entre la matinée et l’après-midi, avec 7 à 8 intervenants au quotidien. Cette édition est marquée par la présence massive des élèves et des étudiants. D’ailleurs, il y a eu deux distinctions dénommées «Prix Sila de la relève», décernées à l’école primaire Epp Danga et au collège moderne de Bingerville.
Correspondance particulière

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