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Après la justice nigérienne, la Cour suprême du Pakistan a débouté l’Etat dans l’affaire des écoles gülénistes. Elle a demandé au gouvernement de restituer les biens privés qu’il avait expropriés aux propriétaires. Il s’agit d’une victoire pour les actionnaires de ces établissements, qui avaient vu leurs biens se retrouver entre les mains de la Fondation Maarif, appartenant à l’Etat turc. Mise à l’épreuve au Pakistan, l’expérience s’est avérée être un échec total contraignant les autorités académiques d’Islamabad à fermer les écoles pour six mois. Car, le personnel ne parle pas l’anglais et les langues locales. En voulant corriger ces lacunes, la Fondation Maarif a déjà envoyé plusieurs de ses cadres étudier  l’anglais à l’Université nationale des langues vivantes pour devenir les futurs directeurs de l’école Pak-Turk, confisquée au réseau güléniste. Bref, le Président Erdogan a réussi à fermer les établissements à travers cette manœuvre. Il a voulu la dupliquer au Sénégal comme il l’a déjà fait aussi en Guinée. La reprise forcée de la gestion dans ce pays avait provoqué la fermeture des 5 écoles appartenant au prédicateur et plongeant dans l’incertitude 1100 élèves, 150 personnels enseignants et administratifs et 17 familles turques. Sous la  pression diplomatique d’Ankara, le Premier pakistanais Nawaz Sharif a été contraint de modifier le fonctionnement de ces établissements en expropriant les privés qui sont à la base de ces investissements. Erdogan a promulgué des lois similaires chez lui pour prendre en charge des institutions appartenant à des organismes de bienfaisance qu’il abhorre. L’Association Baskent Egitim espère le même dénouement au Sénégal après sa saisine de la Cour suprême.
bsakho@lequotidien.sn

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