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Dr Mady iBa, coordonnateur national du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp).

Pour éradiquer le paludisme, les bailleurs appuient le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). Ainsi, 35 millions de dollars (environ 17,5 milliards de francs Cfa) seront injectés dans le Pnlp pour arriver à une préélimination du palu à l’horizon 2020, avant de se projeter sur l’élimination en 2030.

La lutte contre le paludisme est très performante. Des acteurs notent des avancées intéressantes obtenues grâce à l’intervention de l’Etat et des partenaires du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). «Nous avons des performances très notables, car le palu a drastiquement diminué, voire disparu dans certaines régions», a témoigné hier le coordonnateur du Pnlp à l’issue d’une rencontre entre le ministre de la Santé et de l’action sociale, Awa Marie Coll Seck, et une délégation des partenaires du paludisme, notamment Llf, pour discuter des modalités d’appui au Pnlp. En atteste, souligne Dr Oumar Sarr, la diminution notoire du nombre de décès liés à cette maladie.
Selon Dr Sarr, le projet Llf, sous l’égide de la Banque islamique de développement (Bid), vient renforcer les efforts en cours dans le processus d’élimination du palu au Sénégal. Il va permettre d’élargir le champ de préélimination pour enrôler 21 districts sanitaires dans le pays. Il s’agit des régions de Saint-Louis, Louga, Matam, une partie de la région de Thiès et une partie de celle de Fatick jugées éligibles pour la prééliminaion. «Au bout de deux à trois ans de mise en œuvre, nous allons atteindre l’objectif de préélimination dans ces zones et dans l’ensemble du pays», promet Dr Sarr.
Le Llf a un financement mixte composé d’un prêt consenti par l’Etat qui  tourne autour de 20 millions  de dollars, une donation de 9 à 10 millions de dollars et la contrepartie de l’Etat, soit un total de 35 millions de dollars (environ 17,5 milliards de francs Cfa) qui seront investis dans le Pnlp visant une préélimination du palu à l’horizon 2020. «A la fin de la mise en œuvre de ce plan, nous allons, à l’instar des recommandations de l’Organi­sa­tion mondiale de la santé, nous projeter à l’élimination en 2030. Si nous continuons à renforcer nos interventions dans le domaine communautaire, nous pouvons atteindre valablement cet objectif».

ksonko@lequotidien.sn

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