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Les frustrations notées au sein de Benno bokk yaakaar (Bby) après les investitures ne sont pas le propre de cette coalition. C’est en tout cas la conviction de Pape Mahawa Diouf qui est convaincu que la coalition présidentielle va se mobiliser, le moment venu, autour de l’essentiel. Le coordonnateur de la cellule de communication de Bby affirme que toutes les coalitions sont passées par-là. «Certaines ont connu des frustrations bien avant les investitures. Nous, à partir des investitures, on a effectivement connu un phénomène de frustration avec des spécificités. La coalition Bby a tenu, continue de tenir et tiendra parce qu’elle a un projet pour tout le pays et non pour des agendas personnels», fait-il savoir.
Pour lui, les menaces de vote-sanction brandies par certains militants de l’Alliance pour la République (Apr) constituent un phénomène tout aussi normal en politique et, en particulier, dans des situations où il faut choisir. Cependant, souligne M. Diouf, il appartient aux leaders de la coalition au pouvoir «d’assumer leurs responsabilités et de mobiliser les bases pour se retrouver en cohésion autour du projet de l’émergence pour le Sénégal». Joint par téléphone, le responsable du parti présidentiel ajoute : «Nous connaissons ce phénomène à partir du moment où les choix ont été portés. Et lorsque les choix se font, il y a forcément des frustrations ici et là. L’essentiel, c’est que Bby continue, reste et demeure. Elle est des plus larges et des plus durables de l’histoire politique du Sénégal et porte un projet révolutionnaire sur tous les plans», affirme-t-il. Le coordonnateur de la cellule de communication de Bby est de toute façon convaincu que pour ces Législatives, chaque acteur se battra pour que Bby aille vers des «succès électoraux comme par le passé».
Selon Pape Mahawa Diouf, la pléthore de listes, 47 validées par l’arrêté ministériel, peut susciter des interrogations. Toutefois, relève-t-il, le nombre ne semble pas aller contre la vitalité et le dynamisme démocratique, mê­me s’il est «regrettable que, quelque part, cela ait un impact économique sur le budget de l’Etat». Il conclut : «La démocratie a un coût et elle n’a pas de prix. Maintenant, si les acteurs discutent dans des moments opportuns pour adapter le nombre de listes à une taille beaucoup plus raisonnable, pourquoi pas.»
ksonko@lequotidien.sn

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