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Gouverner, c’est prévoir ! Les autorités du Centre des œuvres universitaires de Dakar, le Coud, sous la menace des étudiants, ont programmé l’ouverture du Campus social pour lundi 12 novembre 2018.
Des informations relayées par la presse et non encore démenties, font état d’une dette d’un peu plus de six milliards que le Coud doit aux repreneurs des restaurants.
Même problème que vit (vivait ?) le Crous à Saint-Louis. Même problème que vivent les étudiants qui ont la malchance d’être orientés dans les universités privées du pays. Même problème que …
Un proverbe indien disait qu’«une dette, une plaie et le feu ne doivent pas s’éterniser». La dette en tant que telle pose moins de problème que les conséquences même de son existence. On a l’impression que c’est du pilotage à vue. L’ouverture du Campus social, à ce que je sache, dans un pays civilisé, est et doit être planifiée et programmée par ceux qui ont été désignés pour diriger le Coud. En aucun cas, elle ne devrait se faire poings et mains liés : sous la contrainte.
Il s’agit bien de l’avenir de la frange la plus importante de la population sénégalaise, la jeunesse, qui sera appelée à diriger notre cher Sénégal dans l’avenir. Qu’est-ce que l’on peut s’attendre de cette jeunesse si l’on investit mal (ou pas) dans sa formation ?
L’Etat, à travers les autorités du Coud, a montré toutes les limites, l’amateurisme de la gestion d’une institution aussi importante que le Coud.
Lux mea lex (la lumière est ma loi), la devise de l’Université Cheikh Anta Diop, l’Ucad. En l’absence de cette lumière, les étudiants en ont profité pour dicter leur loi. Et ça passe ! Bien avant que ça ne casse.
Dommage pour le Sénégal. On nous propose un Etat où il faut crier, saccager et même brûler pour se faire servir le premier. Le ridicule ne tue pas. Dans d’autres cieux, des hommes et des femmes auraient jeté l’éponge pour insuffisance de résultats ou de moyens mis à leur disposition. Mais au pays de la teranga, on préfère se lancer dans des explications, même si l’on est sûr et très certain de ne pouvoir convaincre personne.
Que le Tout Puissant, Allah, sauve l’avenir de cette jeunesse espoir de demain.
Nfally COLY – Guédiawaye Dakar – Chevalier de l’Ordre national du Lion

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