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Le président du comité de pilotage du Bureau de mise à niveau, Antoine Ngom, a indiqué hier, à l’ouverture de la 4e édition des Journées de la mise à niveau des entreprises du Sénégal, que «la plus grande menace pour la poursuite du Programme national de mise à niveau est l’insuffisance des ressources financières mises à leur disposition par les partenaires techniques et financiers et par l’Etat pour sa contrepartie».

Le secteur privé sollicite l’implication du ministre du Commerce et des petites et moyennes entreprises, Assome Aminata Diatta, ainsi que de l’ensemble du gouvernement pour renforcer les moyens et compétences du Bureau de mise à niveau (Bmn), mais aussi et surtout pour pérenniser, voire repenser le programme de mise à niveau. D’après le président du comité de pilotage du Bmn, Antoine Ngom, «la plus grande menace pour la poursuite du Programme national de mise à niveau est l’insuffisance des ressources financières mises à leur disposition par les partenaires techniques et financiers et par l’Etat pour sa contrepartie».
Les chefs d’entreprise souhaitent aujourd’hui que le Bmn soit l’un des principaux instruments pour accompagner le secteur privé à aborder les enjeux structurants que la Zlecaf, le digital, l’écologie et saisir l’opportunité du contenu local dans le secteur des industries extractives, notamment le pétrole, le gaz…
Depuis près de 10 ans, une bonne partie des activités du Bmn est financée par l’Union européenne, à travers l’Agence française de développement (Afd). L’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), en tant que partenaire technique, a beaucoup contribué au succès du Programme national de mise à niveau.
Malgré tout, beaucoup reste à faire. Christophe Yvetot recommande ainsi à «permettre au Bmn de jouer pleinement son rôle par la mobilisation de ressources financières publiques et privées importantes pour la mise à niveau industrielle et environnementale des entreprises sénégalaises». Le représentant résident de l’Onudi au Sénégal juge aussi nécessaire de «relancer les initiatives au niveau régional sur le modèle du Programme de restructuration et de mise à niveau de l’Uemoa, afin de développer des approches communes et d’harmoniser les politiques nationales, mais également de développer la mise à niveau dans le cadre de clusters ou de filières comme en Casamance, afin d’atteindre un nombre plus important d’entreprises que dans le cadre de la mise à niveau classique et ainsi d’augmenter l’impact des programmes de mise à niveau», a affirmé hier M. Yvetot, à l’ouverture de la 4e édition des Journées de la mise à niveau des entreprises du Sénégal. Qui a pour thème «La mise à niveau, accélérateur du processus d’industrialisation».
En choisissant ce thème, explique Antoine Ngom, les organisateurs des journées 2019 et le comité scientifique ont voulu engager la réflexion sur les options claires contenues dans le Plan Sénégal émergent (Pse) pour un processus d’industrialisation réussi. Il sera également question de s’interroger sur l’articulation entre industries compétitives et émergence économique à travers les investissements structurants, mais aussi la promotion de l’innovation dans nos entreprises et le développement des produits et services financiers innovants.
dialigue@lequotidien.sn

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