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L’ouverture de la troisième édition du festival international Parcelle des arts a été l’occasion de montrer et de démontrer la diversité culturelle de la commune de Moussa Sy. Le maire des Parcelles assainies de Dakar a mis les gros moyens et mobilisé grand pour célébrer les 20 ans d’existence de sa commune.

La fête a été belle mercredi devant la mairie des Parcelles assainies de Dakar à l’ouverture de la 3e et dernière édition du Festival international Parcelles des arts (Fapi) sous la coupole du maire Moussa Sy. Placé sous le thème : «Arts, citoyenneté et développement local», l’événement a été riche en couleurs, en sons mais surtout en rythmes. La diversité culturelle de la commune sous toutes ses facettes a été présentée à l’assistance. Les festivaliers ont rivalisé d’originalité et d’ardeur pour séduire l’invité d’honneur : le maire de Médina Wandifa, une commune de la région de Kolda, accompagné d’une très forte délégation et son hôte Moussa Sy.  Des déguisements de tous genres, des instruments musicaux traditionnels de toutes les cultures du pays ainsi que des masques ont composé le décor de la cérémonie d’ouverture de la troisième édition du Fipa. Après les discours des différentes autorités qui se sont succédé au présidium, tous axés sur «la belle initiative» de Moussa Sy d’organiser le Fapi mais surtout  d’œuvrer à la création du Réseau des acteurs et promoteurs culturels locaux à qui il confie l’organisation du Fipa à partir de 2017, le bal des festivités a été ouvert par les rollers et les vélos.
La technicité et l’agilité avec lesquelles les jeunes ont défilé ont ravi plus d’un. «Conduire un vélo sur une seule roue, les mains en l’air  n’est pas donné à n’importe qui. Ils sont très adroits», a déclaré un admirateur. Puis ce fut le passage de la communauté maure. Dans leurs grand-boubous bleu-noir ou bleu-blanc, les maures ont étalé leur savoir-faire. Les hommes, dans la souplesse, et les femmes dans la  nonchalance, poussant des cris stridents. Ont suivi les troupes Assico Bol Dof, Fanfare Bénin, Soundioul musique, Djibome Casa, Ballet mandinka, Nguel mak, Waa thionk essil, groupe le Fogny, Kéwulo, Tronc d’Afriq, troupe Daray xamlé, Rirou tribunal, Sens unique, Prime pelolé, Ndiaxass rythme, et Manding toumba. Même les charrettes ont défilé. A cela s’ajoutent des prestations théâtrales dont une faite par des enfants plaidant la promotion et la culture de la paix et une autre jouée par la troupe «Kewulo» portant sur le voyage clandestin des jeunes à travers la mer pour aller faire fortune ailleurs.
Mais les diolas ont ravi la vedette à toutes les troupes devant les hal pulaar dont le maire et les sérères, leurs cousins à plaisanterie. «J’ai beau aimé te défendre, j’ai cherché de gauche à droite la manière de le faire, mais je suis désolé monsieur le maire, les diolas ont gagné», a déclaré le modérateur du jour du festival. En effet, les prestations des masques originaires de la Casamance : kumpo, kankourang, agomola kumma karamba ont fait à la fois plaisir et peur à l’assistance. Sans compter le rythme de Casa qui a provoqué des pas endiablés de danse, des cris et sifflements stridents d’admiration.
Réactions de l’assistance
«C’est très bien, j’ai été agréablement surprise. J’avoue que quand je venais, je n’imaginais pas  que j’aillais découvrir autant de bonnes choses. Ce qui m’a plu le plus, c’est la diversité des cultures, des coutumes», a confié Annette Ndao, une dame majestueusement habillée pour l’occasion.
Ce sentiment est le même chez Yama et Fenda Kouyaté, membres de la délégation de Médina Wandifa. «Nous aurons beaucoup à raconter à notre retour. De l’accueil jusqu’aux festivités, nous sommes très satisfaites», a déclaré Fenda Kouyaté, par ailleurs griotte du maire de Médina Wandifa.
Bacary Coly, manager de la troupe de danse «Fogny» a, quant à lui, salué l’initiative de Moussa Sy qui a organisé ce festival. «Il est rare de rencontrer un maire comme lui qui organise des événements culturels pour sa commune et de surcroît organiser en réseau les acteurs culturels», dit-il, tout en invitant les élus des autres communes à prendre exemple sur Moussa Sy.
Appréciant l’événement, Ie sieur Ibrahima Guèye affirme que le  festival est un beau moyen de promotion de la diversité culturelle aux Parcelles assainies de Dakar.
ksonko@lequotidien.sn

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