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«L’homme d’Etat» est parti. Et sans doute, il ne peut y avoir meilleur témoignage que celui de Abdou Diouf. Le Quotidien relit les mots de la préface de l’ancien Président dans le livre Habib Thiam, l’homme d’Etat des journalistes Mamoudou Ibra Kane et Mamadou Ndiaye, paru en 2010, aux Editions L’Harmattan. C’est que la vie de ce républicain dans l’âme se confond avec les sommets de l’Etat tout en n’atteignant jamais l’ultime cîme. Habib Thiam n’a cessé tout au long de la seconde moitié du siècle dernier d’attacher son patronyme aux arcanes de la République. A 84 ans, le double champion de France du 200 mètres a bouclé un dernier tour de piste, son legs associé à la postérité à celui de Abdou Diouf qui écrivait dans cette préface : «Habib Thiam, l’enfant du Walo, a toujours servi son pays qu’il porte au plus profond de lui… Habib Thiam est mon ami, un ami de toujours. Nos enfants portent nos prénoms, Habib Diouf et Abdou Thiam. Nous nous sommes abreuvés aux mêmes sources et confrontés aux mêmes problèmes. Nous avons partagé les mêmes rêves et les mêmes angoisses. Nous avons cheminé ensemble dans la vie, à l’Ecole, dans les administrations, jusqu’aux sommets de l’Etat.» Dans leur avant-propos, les auteurs de l’ouvrage  soulignent que face aux avaries de l’exercice du pouvoir, l’enfant de Gaya (Dagana) a toujours tenu la corde : «Habib Thiam n’a dévié de sa ligne de conduite. Rester fidèle à l’Etat et à la République quoi qu’il puisse lui en coûter.» Et de rappeller qu’avec lui, c’est «dix ans de Premier ministre à l’image de Abdou Diouf, même si le second peut se targuer de l’avoir été sans discontinuer, d’un trait.» Les auteurs du livre avaient si bien conté la «presque quarantaine d’années de présence de Habib Thiam dans les coins et recoins de notre Etat et de notre République».
bdavid@lequotidien.sn

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