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Hier, la salle où se tenait la conférence de presse du Grand parti s’est révélée trop vaste. Visiblement, les militants et sympathisants du Grand parti avaient décidé de déserter les lieux. Et même le président du parti, annoncé en grande pompe, était aux abonnés absents. Finalement, ce sont les responsables départementaux de Gué­diawaye qui ont dû faire face à la presse. Ainsi, Ahmad Kourouma, président régional du parrainage du Grand parti, a déclaré : «L’heure est grave, nous tous avons vu ce qui s’est passé avec le parrainage. On nous a éliminés illégalement et sans fondement. Nous avons un président qui nous a imposé sa force, avec bien évidemment la complicité du Conseil constitutionnel, mais la bataille est loin de son épilogue.»
Les responsables du Grand Parti ont donc demandé à Malick Gakou de déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel. Quant à l’appel du maire Aliou Sall qui a tendu la main à leur leader pour travailler avec lui dans le département et pour le Sénégal, Kourouma lui a rétorqué : «Nous disons niet parce que nous sommes toujours représentatifs dans ce pays. Et ce n’est pas à lui de nous demander de rejoindre son parti. Sur 14 régions, nous avons 11 qui ont répondu au parrainage de notre leader Malick Gakou. Et nous avons la conviction que notre leader peut avoir les 8 000 parrains que le Conseil constitutionnel lui impose encore. Nous allons continuer le combat jusqu’au bout. Et sur ce, nous interpellons le chef de l’Etat pour lui dire que cette dictature ne passera pas. Et nous appelons aussi l’opposition à s’unir pour faire face à ce régime parce que nous tous, nos forces réunies, on peut faire quitter ce régime de diktat.»
Le collaborateur de Malick Gakou a donné rendez-vous aux militants pour des retrouvailles dans les prochains jours.
latifmansaray@lequotidien.sn

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