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La lutte contre la fraude constitue un pilier fondamental dans les missions assignées à l’Office national de lutte contre la corruption et la concussion (Ofnac). A Diourbel où la structure travaille en collaboration avec la Plateforme nationale des acteurs non étatiques, les populations ont été sensibilisées sur son importance et son mode de saisine.

Les missions de l’Ofnac restent, en dépit de sa forte médiatisation, méconnues de la plupart des Sénégalais. Pour mettre fin à cette situation, la structure a organisé à Diourbel une sensibilisation des acteurs de la société civile sur  les méfaits de la fraude, la corruption et la concussion.  Mounirou Fall, coordonnateur général des programmes de l’Ofnac, a expliqué que «ce forum citoyen est basé sur le fait de se déployer au niveau des populations à la base pour partager avec elles ces principes de lutte contre la fraude et la corruption. Il s’agissait de parler avec elles, leur donner la bonne information, quels sont les moyens de saisine de l’Ofnac, comment est-ce que l’Ofnac exécute son travail». Cela, renseigne l’ancien journaliste de Sud Quotidien, parce qu’«il y a une déperdition en termes d’informations».
Aux populations, Mounirou Fall a tenu à préciser que «l’Ofnac n’est pas le juge. Il ne poursuit pas», et que «le Sénégal respecte les textes qui régissent la corruption et la fraude. Le Sénégal fait partie des meilleurs élèves dans la lutte contre la fraude et la corruption». Parlant de la fraude, il dira que c’est «un élément qui torpille tous les efforts de développement». A sa suite, Malick Diop, coordonnateur général de la Pfane, est revenu sur l’objectif de la plateforme dans ce partenariat avec l’Ofnac : «La corruption, ce n’est pas seulement la grande corruption. Il ne faut pas que la corruption puisse être concentrée sur les gros bonnets. Il y a aussi la corruption à petite échelle à laquelle les populations sont confrontées. Nous voulons faire en sorte qu’elles puissent s’approprier les missions de l’Ofnac. Il s’agit à terme de voir comment nos deniers publics sont contrôlés et gérés.»
badiallo@lequotidien.sn  

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