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La question de l’octroi des licences de pêche a été le principal sujet des débats, ce mardi, à l’Assemblée nationale lors du vote du budget du ministère des Pêches et de l’économie maritime. A ce jour, informe le ministre Alioune Ndoye, ce sont 161 navires qui disposent de licences de pêche en cours de validité. Il s’agit de 129 navires de nationalité sénégalaise, 31 navires européens et un cap-verdien. «Le Sénégal n’a d’accord de pêche qu’avec l’Union européenne (Ue), la Gambie, la Guinée Bissau, le Cap-Vert, la Mauritanie et le Liberia. Au total, les armateurs des 129 navires sénégalais et du navire cap-verdien autorisés à pêcher dans les eaux sous juridiction sénégalaise ont payé 1 milliard 294 millions 319 mille 692 francs Cfa à la date du 7 octobre 2020», a déclaré le ministre.
Relativement à l’Accord de pêche avec l’Ue, il a rappelé que cela a été renouvelé en 2019 pour une durée de 5 ans. «Le tonnage annuel de référence est de 10 mille tonnes pour le thon, et un volume autorisé de capture de 1 750 tonnes pour les mérous noirs. Ce protocole couvre une période de 5 ans et prévoit une contrepartie financière totale de 15 millions 253 mille 750 euros, soit un peu plus de 10 milliards de francs Cfa, et un peu plus de 2 milliards par an», a dévoilé Alioune Ndoye.
La mise en œuvre de cet accord de partenariat pour une pêche durable 2014-2019, dit-il, a permis entre autres réalisations la modernisation du quai de pêche de Hann, l’achat de 26 mille gilets de sauvetage et 100 kits de géolocalisation pour renforcer la sécurité en mer, l’acquisition d’une vedette de surveillance pour le centre de Kayar.
Dans le rapport, il est mentionné qu’en 2020, 700 moteurs ont été distribués, pour un montant de 700 millions sur les 10 milliards prévus, dans le cadre de la phase 2 du programme, selon le ministre. Ainsi, dit-il, 2 milliards de francs Cfa sont inscrits dans la Loi de finances initiale (Lfi 2021). D’après toujours Alioune Ndoye, pour la première phase achevée en 2019, il y a eu la distribution de 5 000 moteurs pour un montant de 5 milliards de francs Cfa.
Par ailleurs, le député Jean Baptiste Diouf a interpellé le ministre sur le Règlement du passif des observateurs de pêche qui sont chargés de contrôler les côtes sénégalaises de 1982 à 2002. Il s’agit d’une dette qui s’élèverait à plus d’1 milliard 800 millions de francs Cfa, et 234 millions de francs Cfa pour les charges sociales. Il a demandé à l’autorité de surtout penser aux veuves et enfants de ces personnes concernées. Elles seraient 90 et seules 10 seraient actuellement en fonction.
Se réjouissant du début du dragage de la brèche de Saint-Louis, le député Cheikh Bamba Dièye, qui parle de plus de 400 morts, a exhorté le gouvernement à caler le programme dans une direction de stabilisation de la brèche et de manière durable. Les parlementaires ont aussi soulevé d’autres questions liées à l’insécurité au niveau du Port autonome de Dakar, l’immatriculation des pirogues, les gilets de sauvetage ainsi que le projet de géolocalisation pour une baisse des risques des travailleurs de la pêche. Des députés ont ainsi demandé l’organisation des Assises de la pêche, de l’économie maritime afin de parler de toutes les difficultés du secteur.
Le budget du ministère des Pêches et de l’économie maritime s’élève à 198 milliards 156 millions 395 mille 076 francs Cfa en autorisation d’engagement et 50 milliards 194 millions 418 mille 013 francs Cfa en crédits de paiement pour l’exercice 2021.

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