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Amadou Hott, ministre de l’Economie, de la coopération et du plan

Pour plus de souplesse et de flexibilité, le gouvernement envisage de revoir la loi relative aux contrats de Partenariat public privé (Ppp), a annoncé hier Amadou Hott, ministre de l’Economie, du plan et de la coopération à l’occasion d’un business forum organisé par l’Union européenne.

Le gouvernement du Sénégal œuvre à mettre en place des dispositifs adéquats pour l’implication accrue du secteur privé dans la dynamique d’émergence. En ce sens, annonce Amadou Hott, le gouvernement va revoir la loi relative aux contrats de Partenariat public privé (Ppp), pour plus de souplesse et de flexibilité, afin de faire plus de projets Ppp… Le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération présidait un business forum organisé par l’Union européenne (Ue).
A travers ce forum de trois jours, l’Ue entend vulgariser ses mécanismes de financement pour l’investissement privé, notamment son Plan d’investissement extérieur (Pie) qui a été lancé en 2017 ; dont les ressources financières sont évaluées à 4,5 milliards d’euros, environ 2 mille 947,5 milliards de francs Cfa mobilisés. Ce fonds est destiné à lever plus de 44 milliards d’euros, environ 28 mille 820 milliards de francs Cfa.
Sur ces 2 mille 947,5 milliards de francs Cfa mobilisés par l’Ue, la part réservée au secteur privé des pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (Acp) est estimée à 600 millions d’euros, soit 393 milliards de francs Cfa dont près de 350 millions d’euros, environ 229 milliards 250 millions de francs Cfa déjà disponibles, selon Viwanou Gnassounou. Le sous-secrétaire général au département du Développement économique, durable et commerce des Acp explique que le forum vise à partager avec le privé africain, ces instruments de financement pour le développement du secteur et définir les modalités de mise en œuvre.
En effet, les instruments de financement pour l’investissement privé sont parfois méconnus ou très complexes d’accès pour beaucoup d’investisseurs.
«Nous allons essayer de rendre l’accès à ces ressources plus facile…», a dit Viwanou Gnas­sounou, à l’ouverture du business forum.
«Le secteur privé est le mieux placé pour comprendre quelles sont les contraintes à l’investissement. Nous avons donc besoin d’être guidés par le secteur privé et qu’il s’exprime dans un dialogue public-privé qui soit dynamique, ouvert, confiant», a dit Mme Irène Mingasson, cheffe de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal.
De manière générale, les investissements se dirigent là où les meilleures conditions sont réu­nies et là où la confiance peut s’établir. Sous ce rapport, le climat des affaires est un paramètre-clé.
Le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération est ainsi revenu sur les efforts consentis par l’Etat pour améliorer l’environnement des affaires au Sénégal. Amadou Hott citera la promotion d’un cadre stratégique et réglementaire favorisant l’émergence d’un secteur privé local et concurrentiel qui tienne compte du secteur informel. L’amélioration des possibilités d’exportation et d’accès aux marchés ainsi que l’intégration des pays Acp dans l’économie mondiale, le renforcement des capacités productives et entrepreneuriales dans les secteurs pouvant contribuer à atteindre une croissance plus inclusive, plus durable et plus créatrice d’emplois, font partie de ces efforts.
Ce business forum, qui est un cadre conjoint Acp-Ue de développement du secteur privé, a pour thème : «Evénement d’information, de partage des con­nais­san­ces et de mise en réseau Afrique de l’Ouest et Afrique centrale.»

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