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Alors que l’air est pollué à Riyad par l’affaire Jamal Khashoggi, tué lâchement dans les locaux du consulat saoudien à Istanbul, le Président Macky Sall a décidé malgré tout de participer au Forum sur l’investissement sur «invitation du Serviteur des deux saintes mosquées, le Roi Salman Ben Abdelaziz Al Saoud, Roi d’Arabie Saoudite». Pris dans un tourbillon, qui a contraint plusieurs personnalités à boycotter le «Davos du désert». En plus du Secrétaire d’Etat américain au Trésor, la directrice du Fmi, Christine Lagarde, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et une vingtaine de Pdg de sociétés internationales comme Edf, Hsbc, Siemens ou Uber et des plus grands médias ont renoncé à faire le déplacement.
En revanche, ce n’est pas le cas des dirigeants africains, moins résilients aux pressions de leurs partenaires. A l’image du Président gabonais, Ali Bongo, le Président Sall sera l’un des rares chefs d’Etat présents à ce forum, qui «vise la promotion de l’investissement privé et des échanges économiques, dans un esprit de partenariat public-privé», porté par Mohammed Ben Salmane, considéré comme le visage moderne du trône des Saoud, initiateur du forum Future investment initiative pour attirer les investisseurs. Mais, le jeune homme fort du Royaume, empêtré dans cette sale affaire, aura du mal à s’en relever.

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