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Les femmes veulent être plus visibles dans la presse et être aux premières loges dans les partis politiques. C’est le plaidoyer de Fatou Sow Sarr et Cie qui organisent un atelier de deux jours à Dakar.

«Accroître la participation politique et la représentation des femmes en Afrique.» C’est l’objectif recherché par le programme de participation politique des femmes. Ce consortium, mis en place par l’International institute for democraty and electoral assistance (Idea) sur trois ans et concernant huit pays d’Afrique dont le Sénégal, est le prétexte d’un dialogue politique et le leadership des femmes. Ainsi, à travers une rencontre qui va durer deux jours, ces femmes vont réfléchir sur le thème «Femmes politiques et les Médias». Selon la présidente du Caucus, c’est un atelier qui vient en prélude à une série d’activités au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Rdc. «Nous espérons que, de la même manière que nous avons apporté une contribution décisive, le vote de la loi sur la parité, après avoir sillonné le pays, que cette mission nouvelle hors de nos frontières nous donne les mêmes satisfactions», prie Fatou Sow Sarr. Qui fait remarquer d’ailleurs qu’il y a une «faible participation des femmes dans l’espace politique». Par conséquent, elle sollicite l’appui de tous et surtout de la presse, des partis politiques et des autorités publiques. Si Mme Sow admet que quelques  femmes  sont dans les instances politiques,  elle constate, en revanche, que quand il y a de grands débats politiques au Sénégal, ce sont les hommes qui sont invités. Et elle en déduit que les femmes ne sont invitées que dans des «débats de moindre importance». La sociologue et ses camarades veulent ainsi comprendre le pourquoi et, en conséquence, y apporter des corrections à travers la mise en place des programmes d’accompagnement pour 2021-2022.
Les femmes se préoccupent aussi de leur place au sein des partis politiques. En fait, d’après Mme Sarr, des études ont été réalisées pour montrer le leadership des femmes dans leur propre parti politique. «Le problème n’est plus la parité, mais les listes non paritaires qui ne peuvent pas encore participer aux élections», souligne-t-elle. Fatou Sow Sarr n’a pas manqué de louer le rôle des hommes dans le combat des femmes. «L’histoire nous enseigne aussi qu’à chaque fois que les femmes ont marqué des victoires, c’était avec des hommes. Lamine Guèye pour le droit de vote en 1945 avec Soukeyna Konaré, Senghor pour le Code de la famille et qui a mis fin à la répudiation de la femme comme une malpropre. C’est aussi Abdou Diouf avec la loi contre les violences faites aux femmes. Me Wade, l’artisan de la parité et puis Macky Sall pour l’équité salariale, l’appel des femmes dans l’Armée mais aussi la loi sur la nationalité», rappelle l’universitaire. «Cette présence des femmes dans l’espace politique n’est pas juste mécanique, mais c’est pour qu’il y ait un effet dans la transformation de la cité», a-t-elle ajouté.

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