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Le Président du Sénégal a été hier très conforté dans sa position de fermeté en ce qui concerne l’attitude à tenir par rapport à Yahya Jammeh. Non seulement Macky Sall a trouvé une oreille attentive auprès de François Hollande, mais il s’est également rendu compte de l’unité de vision dans les vues du chef de l’Etat français. Ce dernier a ainsi déclaré que «pour la France il n’y a qu’un président» en Gambie, «et c’est Adama Barrow, et nous soutiendrons toutes les initiatives qui seront prises par la Cedeao». Avant cela, le dirigeant français a rappelé qu’«une élection a eu lieu en Gambie ; ses résultats ne sont pas contestables. Le Président élu doit donc être installé au plus vite dans ses fonctions. Il ne peut pas y avoir de doute sur cette réalité».
Hollande a martelé qu’il ne peut y avoir «aucune transaction possible sur la question, parce que c’est un principe majeur, et pour permettre à la Gambie d’être pleinement insérée dans la communauté internationale».
Et Macky Sall a rappelé une fois de plus sa position, qui est celle de dire que la volonté du Peuple gambien, qui a élu un nouveau dirigeant, doit être respectée. Et donc pour lui, Adama Barrow devrait accéder au pouvoir le 19 janvier prochain.
Les deux chefs d’Etat, sans le dire de manière nette, ont laissé entendre qu’il n’était plus question d’offrir à Yahya Jammeh de sortie autre que la renonciation au pouvoir au profit de son adversaire. Les possibles tractations sur une quelconque immunité ne devraient donc pas empêcher que Yahya Jammeh s’incline devant la volonté de son Peuple et de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest de le voir partir de manière pacifique. Car autrement, Macky Sall a indiqué qu’il se faisait fort, avec l’aide des autres pays membres, de lui faire entendre raison. A n’importe quel prix ?
mgueye@lequotidien.sn

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