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«La transhumance, c’est quand les troupeaux n’ont plus rien à boire ni à manger et qu’ils aillent voir là où il y a de l’herbe et de l’eau»
C’était «Sy clair», comme le suggérait notre Une du week-end. Le maire des Parcelles Assainies allait tout droit rejoindre la mouvance présidentielle. Il a annoncé son «mariage» avec Macky Sall hier, après son «divorce» avec Khalifa Sall. La transhumance, il en avait donné la définition. «C’est quand les troupeaux n’ont plus rien à boire ni à manger et qu’ils changent de position pour aller voir là où il y a de l’herbe et de l’eau», avait-il dit dans le journal Le Quotidien en mai 2015, après l’apologie du phénomène par le Président Sall à Kaffrine.

«Je ne serai jamais – et je pèse bien le mot – un transhumant»
Il est de cette tendance des hommes politiques de se réfugier derrière des mouvements ou partis pour édulcorer leur goût pour les bonnes «prairies». «Je ne suis pas de l’Apr, je suis son allié», ont-il l’ingénieuse habitude de nous seriner. Mais c’est juste emprunter une Voie de contournement (Vdn) pour arriver à la même destination. Moussa n’a jamais pardonné les transhumants. Et son accent était presque comme celui de l’autre qui appelait à les fusiller. Ouvrez les yeux et lisez cet extrait de son entretien avec Vox Populi en mars 2017 : «Je ne serai jamais un transhumant. Je dis que je ne serai jamais un transhumant. Je viens de créer un cadre qui a les mêmes objectifs que l’Apr, le Ps, bref, toutes les autres formations politiques de ce pays. Je suis avec des Sénégalais et, ensemble, nous avons créé quelque chose de nouveau et nous prenons le temps de le voir grandir, se développer et répondre aux aspirations des Sénégalais. (…) Aujourd’hui, je suis dans Taxawu ndakaru et on travaille pour Dakar. Bientôt, l’Anc se déterminera pour les Légis­latives. Quand la Présidentielle viendra, on se déterminera. Mais je ne suis d’aucun bord politique en dehors de l’Anc, et je ne serai jamais – et je pèse bien le mot – un transhumant.» Son Appel national pour la citoyenneté (Anc) était comme qui dirait plutôt un appel au mieux offrant.

«Le Président Macky Sall, son épouse et sa cour ont eu à
bénéficier de la Caisse d’avance»
Hier, homme de Khalifa Sall, il avait bien mouillé Macky Sall à la Rdv. «Le Président Macky Sall, son épouse et sa cour ont eu à bénéficier de la Caisse d’avance. Khalifa Sall est un détenu politique. Macky Sall l’a mis en prison parce qu’il a refusé toutes les propositions qu’il lui a faites pour le soutenir», avait-il soutenu. Sans doute, c’était vrai hier, mais c’est peut-être faux aujourd’hui. Tout est au gré des appartenances politiques. Et quand c’est lui encore qui aujourd’hui loue le Pse qu’il dénonçait hier ! «Je me demande ce que les Dakarois ont fait au Président Macky Sall. (…) M. le Président, vous ne nous avez jamais appelés pour nous dire que Dakar fait partie de votre programme», disait-il.
hamath@lequotidien.sn

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