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Au lendemain de sa volte-face au profit d’un soutien au président de la République Macky Sall à la Présidentielle de 2019, le leader du mouvement Fal askan-wi est désormais peint sous les traits d’un leader de «Fal Macky». Fal askan-wi était pourtant né pour la «réhabilitation de la souveraineté du Peuple, pour restituer le pouvoir au Peuple, restituer la Répu­blique aux citoyens et remettre la citoyenneté au cœur de la République», comme le soulignait le maire de la Cité du Rail qui n’était pas satisfait de la gestion de Macky Sall. Il disait : «Aujourd’hui, tout le monde sait que la République est hors du contrôle des citoyens qui sont les véritables mandants. Les mandataires sont devenus quasiment des mandarins qui sont tout le temps sur des cortèges qui les ouvrent les entrailles du Peuple.»
Il a ainsi renoncé à son objectif de «jeter les bases d’une politique autrement» et, en retirant sa candidature, il ne pourra plus «transformer le rêve du Peuple en une réalité». Et pourtant, dans un passé récent, où ce même «Fal» l’avait porté, lors des élections législatives de juillet 2017, le maire de Thiès disait ne pas partager la «démarche» de Benno bokk yaakaar, encore moins celle de Manko taxawu senegaal. «Je ne suis ni de Benno ni de Manko», insistait-il pour démentir les commentaires qui voyaient dans sa candidature un «parrainage» de la majorité pour contrer Idrissa Seck.
«Ma seule mission, c’est de représenter dignement le Peuple à l’Hémicycle afin d’élire et de rendre le pouvoir au Peuple pour lui donner toute son indépendance. Il y aura beaucoup de perdants dans la bataille de Thiès parce que notre mouvement ne sera pas avec le pouvoir ni avec l’opposition, mais avec le Peuple», pariait Talla Sylla. Malheureusement, il échouera, mais surtout avec une désillusion pour son avenir politique.
nfniang@lequotidien.sn

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