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Entre Jamal Omaïs, le patron de la pâtisserie Les Ambassades, et son cousin Hossam Omaïs, ce n’est plus la parfaite entente. La belle collaboration qui a duré plus d’une dizaine d’années a été affectée par une histoire d’argent. Le patron de la pâtisserie reproche à son gérant d’avoir détourné plus de 50 millions de francs de la structure. Les parties étaient hier devant le Tribunal correctionnel pour solder les comptes. Si on en croit le patron de la pâtisserie, Hossam Omaïs n’est pas à son coup d’essai. «Ça fait trois fois qu’il me fait le même coup. C’est toujours le même scénario. Il est descendu avant et est parti sans avertir. Il a mis les clés dans une enveloppe qu’il a déposée chez le vigile. C’est 2 jours après qu’il m’a appelé pour m’informer. Quand je suis venu en présence des employés, j’ai ouvert le coffre fort qui se trouve dans son bureau. Il n’y avait que 4 vieux billets de 500 francs. Je n’y ai pas trouvé la somme de 50 millions de francs que j’avais mise dans le coffre. Nous avons essayé de l’appeler, mais il ne répondait pas. Nous sommes tombés sur sa boîte vocale», a expliqué Jamal Omaïs. Il estime aussi avoir remis à Hossam différentes sommes : il y a eu d’abord 10 millions de francs pour payer les salaires, puis 4,5 millions du chiffres d’affaires du week-end et 900 mille francs concernant le capital décès d’un employé et 2 millions pour le fonds de roulement. Des accusations que le prévenu a bottées en touche. «Il ne m’a jamais remis la somme de 10 millions de francs, ni 4 millions de francs. Cependant, je reconnais qu’il m’a remis 2 millions pour le fonds de roulement et payé une partie des salaires avec les recettes», a contesté Hossam Omaïs. Quid du capital décès ? «Il ne m’a pas remis 900 mille F, car il m’avait dit que la boîte n’avait pas d’argent et que je devais à chaque mois mettre de côté la somme de 50 mille francs pour la famille de cet employé», élucide-t-il.
Face à ces dénégations, le juge a demandé à la partie civile si elle avait fait une décharge après ces remises. La réponse négative du patron de la pâtisserie permettait d’accorder un peu de crédit aux réfutations du prévenu. Pour s’expliquer à ce propos, Jamal Omaïs dira qu’il avait confiance en son cousin qui avait en charge la gestion de tout l’argent de la pâtisserie.
La partie civile a réclamé en guise de réparation la somme de 70 millions de francs. En faisant ses réquisitions, le Parquet a estimé que le délit de vol n’est pas constitué en l’espèce. Cependant, il demande de le déclarer coupable du délit d’abus de confiance, car c’est lui qui avait en charge la gestion de la pâtisserie. Il a requis 2 ans dont 7 mois ferme. Il sera édifié le 9 mai prochain.
justin@lequotidien.sn

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