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L’évêque de Ziguinchor, Paul Abel Mamba, a en marge de l’Assemblée générale des femmes catholiques de la région de Ziguinchor insisté sur les pesanteurs sociales qui empêchent leur épanouissement.

L’évêque de Ziguinchor rend hommage aux femmes de l’Eglise. «Nous savons toujours compter sur vous pour la fidélité de votre engagement et pour votre foi, car nous en savourons les fruits dans nos paroisses et dans notre église», indique-t-il. Paul Abel Mamba fait des éloges aux dames. «Et par ce thème de cette année, vous avez voulu inviter l’ensemble de la communauté diocésaine et en particulier l’ensemble de vos membres à passer en actes au quotidien avec les œuvres de miséricorde. Qui mieux qu’une femme, qui incarne l’amour de Dieu et les entrailles d’une mère, Dieu qui s’est identifié à une mère, est mieux placé pour vivre ces œuvres de miséricorde», poursuit-il. Selon l’évêque de Ziguinchor, la femme est dépositaire de la vie, de l’amour et de la tendresse dont la source est Dieu. A ce titre, il les a invitées à être à l’avant-garde de ce combat spirituel pour amener les hommes à comprendre et à croire que Dieu les aiment, car étant enfant de Dieu. «Plus qu’aujourd’hui, les femmes sont appelées à nous rappeler par leur vie et leur foi la miséricorde de Dieu qu’elles vivent en famille en faveur de leurs époux et enfants et qu’elles doivent vivre dans la société et dans l’Eglise pour devenir les instruments de l’amour de Dieu.» Paul Abel Mamba insiste sur les actes quotidiens posés par les croyants. «Nous serons tous jugés non pas sur ce que nous avons été, chrétiens, musulmans, animistes ou d’autres religions, ou encore préfets, maires, prêtres, imams, religieuses ou encore parents, hommes ou femmes, mais plutôt par le Christ glorieux sur l’amour dont l’expression est les œuvres de miséricorde en faveur des nécessiteux, des pauvres, des plus fragiles qui sont l’image du Christ incarné. Veuves, orphelins, prisonniers, malades, affamés, pauvres et petits. Ce sont là les bénéficiaires des œuvres de miséricorde et personne ne peut se soustraire à ce devoir de croyant a fortiori pour nous à ce devoir de chrétien», avance Paul Abel Mamba. Lequel rêve de voir les femmes briser les chaînes traditionnalistes. «Le veuvage, les funérailles et les cérémonies traditionnelles vous tiennent enfermées dans le carcan de nos traditions. Et nous voulons à travers notre synode pouvoir faire de vous des femmes libres, épanouies et heureuses ; de pouvoir promouvoir la vie pour nos enfants, nos frères et sœurs et que nous soyons des instruments du seigneur», dit l’évêque de Ziguinchor.
imane@lequotidien.sn

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