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Ils doivent porter l’idole Mohamed Salah au sommet : ses lieutenants Ahmed Hegazy, Mahmoud Trezeguet et Tarek Hamed seront indispensables à la victoire finale de l’Egypte, hôte et grande favorite de la Can.

«Nous ne dépendons pas d’un seul joueur, mais de tous les joueurs», a assuré le sélectionneur mexicain, Javier Aguirre. C’était avant le match des Pharaons -déjà qualifiés pour les huitièmes- contre l’Ouganda avec comme enjeu la première place du groupe A.

Trezeguet, le dynamiteur
Dans les rues de la capitale, quand les publicités ne montrent pas le visage de Salah, c’est le sien qui revient le plus : Mahmoud Hassan, surnommé Trezeguet pour sa ressemblance avec l’ancien buteur des Bleus.
Depuis une semaine, celui qui concentre beaucoup d’attentes, crève l’écran, entre son but lors du match d’ouverture et sa récompense de meilleur joueur du match pour le suivant, marqué par sa magnifique chevauchée de 30 mètres pour offrir une passe décisive à Salah.
L’ailier gauche de 24 ans a exposé en début de Can le potentiel qui faisait de lui le grand espoir du foot égyptien, du temps où il évoluait encore à Al Ahly. Mais depuis une expérience ratée en Belgique entre 2015 et 2017, sa cote en Europe s’est érodée. Il reste sur une saison à 9 buts et 9 passes avec Kasimpasa, 14e de Turquie. «Le trophée ne doit pas quitter l’Egypte. Je sais que les fans comptent beaucoup sur moi, mais je suis habitué à cette pression, car j’ai grandi avec Al Ahly», a déclaré le joueur.

Hegazy, la garantie défense
La Can a déjà changé la carrière de Ahmed Hegazy. Ses bonnes performances au sein de la charnière centrale de l’équipe finaliste de l’édition 2017 lui ont permis de revenir en Europe -après une première expérience à la Fiorentina écourtée par les blessures- à West Bromwich, alors en Premier Lea­gue avant sa relégation en 2018.
Le défenseur de 27 ans y a joué toute l’année comme titulaire, mais celle-ci s’est terminée par un tir au but raté lors de la demi-finale d’accession, ce qui a été fatal à son club. Cela ne l’a pas empêché d’être élu joueur de la saison par les supporters.
Son entente avec Mahmoud Alaa sera l’une des clés pour que l’Egypte réussisse sa Can. Il s’est cassé le nez lors du match d’ouverture, mais était bien de retour, avec un masque, pour le suivant.

Tarek Hamed, la touche locale
Devant la défense dans un 4-2-3-1, le «petit» Tarek Hamed (1,69 m) souffre de la comparaison de taille avec Mohamed Elneny. Mais dans le jeu, c’est lui qui brille le plus, quand le joueur d’Arsenal est critiqué pour ses mauvaises performances.
A trente ans, Hamed, qui n’a jamais joué en Europe, est l’incarnation de la solidité du football égyptien, capable d’avoir une sélection compétitive avec des joueurs du championnat local. Le taulier de Zamalek a remporté cette saison la Coupe de la confédération de la Caf en étant élu meilleur joueur de la compétition par les fans.
Son abattage a été crucial lors des deux premiers matchs, mê­me s’il a semblé parfois un peu seul, quand Elneny ou Abdallah Saïd étaient mis en difficulté.
Qualifié brillamment en 8es de finale, l’Egypte, avec Salah et Cie, devra donc confirmer samedi contre l’Afrique du Sud.

wdiallo@lequotidien.sn 

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