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Les députés se pencheront cette semaine sur le secteur de la pêche, si l’on en croît Mamadou Diop Decroix qui, en compagnie de ses collègues députés dont Mame Diarra Fam, a fait le tour de quelques usines de pêche au port, à Diamniadio, à Sangalkam et à Yenne.

Après s’être rendu au port, le député Mamadou Diop Decroix a fait cap sur Diamniadio, Sangalkam et Yenne pour visiter trois usines de pêche, toujours sur invitation du Collectif des acteurs de la pêche au Sénégal (Caps). Accompagné de ses autres collègues députés dont Mame Diarra Fam, le secrétaire général d’Aj s’est rendu compte que l’usine Atlantic Fish, implantée à Sangalkam et qui a été inaugurée par le président de la République, rencontre des problèmes d’approvisionnement. «C’est une usine ultra moderne, avec beaucoup de capacités du point de vue de la qualité du poisson. Les capacités en personnel peuvent aller jusqu’à 500 personnes. Mais celles de l’usine ne sont pas atteintes par le simple fait qu’il y a un problème d’approvisionnement», constate Diop Decroix, qui annonce une évaluation de la situation par les députés cette semaine.
Saisissant la balle au rebond, Amadou Ahmet Ndir, secrétaire général du Collectif des acteurs de la pêche au Sénégal (Caps), déplore : «On ne peut pas faire un investissement aussi grand que celui-ci et ne travailler que deux mois sur douze dans l’année. L’usine tourne au ralenti. Elle a été fermée pendant un bon moment. Il y a de cela six mois, elle a été reprise par le directeur général de Delphinus, Hassan Balbaki, qui fait travailler aujourd’hui cette usine. Hassan Balbaki demande à avoir une licence. Il a un bateau, mais il ne peut avoir une licence.» Même s’il dit être d’accord que les ressources halieutiques doivent être protégées du fait de leur rareté, le secrétaire général du Caps souhaite que tout le monde soit au même pied, en respectant les lois et règlements en vigueur. «Quand on me dit vous ne pouvez accéder à cette ressource parce qu’elle est rare, je réponds oui, elle est rare, mais partageons. Nous sommes aussi Sénégalais que ceux qui nous disent que cette richesse est rare. S’il restait deux kilos de poissons dans les mers au Sénégal, nous estimons que nous devons partager équitablement», fait-il remarquer. «Delphinus est une entreprise 100% sénégalaise. Ce qui n’est pas le cas de la Sopasen qui ne compte en son sein que des actionnaires français. Del­phinus n’a pas un Français dans son capital», indique le Sg du Caps qui réaffirme sa volonté de voir le «monopole du Gaipes sur les ressources halieutiques cassé».

Foncier
Le contentieux foncier qui oppose le milliardaire Babacar Ngom aux paysans de Ndingler, dans le département de Mbour, a été évoqué par le député Mama­dou Diop Decroix. Profitant de sa visite dans les usines de pêche sises à Sangalkam, Diamniadio et Yenne, le secrétaire général d’Aj/Pads dit avoir été contacté par les habitants de Ndingler. «Ils m’ont invité à Ndingler. Je compte aller à Ndiaganiao», déclare celui qui dit avoir fait une intervention à l’Assemblée nationale devant le ministre des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo. «J’ai exprimé une très forte inquiétude sur la question foncière au Sénégal. Natu­rellement, les paysans dans certains endroits sont extrêmement mécontents. Ils ont le sentiment qu’ils sont en train d’être dépossédés de leurs terres», indique Diop Decroix, qui souligne que la question mérite d’être examinée non sans demander qu’un audit soit fait sur le foncier au Sénégal. «Je pense que la terre doit être travaillée. Ceux qui font de l’agro-business ont leur place», estime le député qui plaide en faveur «d’une démarche participative qui permet aux populations locales de se retrouver dans ce qui est en train de se faire» au lieu de se contenter à régler les préoccupations  de quelques individus.

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