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37% des captures de pêche dans la région ouest africaine sont illicites, selon la délégation de l’Union européenne (Ue). En valeur absolue, la pratique néfaste de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (Inn) fait perdre à la sous-région environ 1,5 milliard d’euros (environ 982,5 milliards de francs Cfa : Ndlr), d’après le directeur des Pêches maritimes du Sénégal. «C’est énorme. C’est un fléau qu’un seul Etat ne peut résoudre. Il faut une mutualisation des moyens, afin qu’on puisse booster ce fléau hors de nos zones», a réagi Mamadou Goudiaby. Pour combattre ce fléau, les acteurs se mobilisent au niveau mondial. C’est dans cette dynamique que le Programme d’amélioration de la gouvernance régionale des pêches en Afrique de l’Ouest (Pescao) a été lancé hier. Ce projet d’une durée de cinq ans est financé à hauteur de 15 millions d’euros (environ 9 milliards 825 millions de francs Cfa : Ndlr) par l’Union européenne. Selon Cécile Tassin-Peltzer, chef de Coopération de la délégation de l’Ue, le Pescao a pour ambition de fournir un cadre de priorité régionale de la pêche et d’améliorer l’impact des organismes régionaux de la pêche en définissant plus efficacement le rôle et les relations de chaque organisation. Il vise également à renforcer les capacités des autorités nationales et régionales compétentes en matière de suivi, contrôle et surveillance pour empêcher la pêche Inn. Enfin, il s’agira dans ce programme de démontrer la valeur ajoutée des approches coordonnées pour la gestion partagée de la pêche dans la région ouest africaine.
La cérémonie de lancement du Pescao a aussi servi de cadre pour signer un don d’environ 2 milliards 358 millions de francs Cfa de l’Ue à la Commission sous régionale des pêches (Csrp), afin de renforcer la surveillance des pêches.
ksonko@lequotidien.sn

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