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La pêche de l’ethmalose, un poisson très prisé par les Sénégalais, a connu depuis 1991 une importante évolution. En 2018, la capture moyenne annuelle de ce poisson est de 19 mille tonnes, révèlent les résultats de l’étude bioécologique de l’ethmalose menée dans le cadre du projet Comfish. Cette espèce se reproduit au maximum au premier semestre de l’année, soit de janvier à mi-mars. C’est pourquoi, relève l’étude, le repos biologique est important durant cette période. Pour éviter de capturer les tailles juvéniles, les scientifiques du laboratoire marin de l’Institut fondamentale de l’Afrique noire (Ifan) invitent les pêcheurs à capturer l’ethmalose qui a 150 mm.
Il faut noter que de 5 000 tonnes en 1991, on est passé à 21 mille tonnes en 2000. Et de 2001 avec 31 mille tonnes, le chiffre a progressivement baissé pour atteindre moins de 20 mille tonnes. Cela, à cause de la surexploitation de l’espèce.
C’est pourquoi recommande-t-on de «mutualiser les moyens humains et financiers pour l’exécution des activités de recherche, continuer à partager des informations scientifiques sur la pêcherie de l’ethmalose, actualiser certaines informations (cartographie, statistiques de pêche)». La poursuite «des études sur l’identification du ou des stock (s) d’ethmalose et sur la sélectivité des engins de pêche exploitant l’ethmalose au Sénégal (Iupa/Ucad) et le renouvellement périodique de l’évaluation de la valeur ajoutée de la pêcherie de l’ethmalose du Sénégal pour l’aide à la prise de décision…» ont été également recommandés par l’étude de Comfish qui est une initiative alimentaire pour l’avenir. Financée par l’Agence américaine de développement (Usaid), ce projet doit durer 2 ans. Il a démarré le 1er octobre 2016 et prendra fin le 30 septembre 2018. Son objectif est d’apporter des données scientifiques aux autorités pour une pêche durable.
mgaye@lequotidien.sn

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