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Des passagers embarquant sur une pirogue.

C’est toujours la tension en haute mer. Après l’incident avec la Mauritanie, les garde-côtes bissau-guinéens ont arraisonné 11 embarcations de pêche artisanale appartenant à des pêcheurs sénégalais avec à bord 107 membres d’équipage. Pourquoi ? Bien sûr pour pêche «sans autorisation dans les eaux sous juridiction de la République de Guinée Bissau». «Ce dossier fait l’objet d’un suivi permanent, en droite ligne de la tradition de coopération bilatérale exemplaire entre le Sénégal et la République de Guinée Bissau», rassure la direction de la Protection des pêches dans un communiqué. Selon elle, «la Commission d’arraisonnement chargée de statuer sur cette affaire devrait se réunir dans les tout prochains jours» et précise toutefois que les 107 membres d’équipage «sont bien traités et libres de tout mouvement». Malgré tout, la Dpsp estime que l’existence d’accords de coopération ne saurait occulter le respect de la souveraineté des Etats.
Elle rappelle que la coopération entre les deux pays repose sur une convention à laquelle sont adossés des protocoles d’application régulièrement signés et renouvelés, en tenant compte de la souveraineté des deux Etats et des préoccupations des acteurs. «Sous ce rapport, des licences bissau-guinéennes sont annuellement mises à la disposition des pêcheurs sénégalais», précise la Dpsp.

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