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Après l’arrestation des 22 pêcheurs sénégalais dans les eaux mauritaniennes, Greenpeace Afrique exhorte les Etats de l’Afrique de l’Ouest, en particulier les membres de la Commission sous régionale des pêches (Csrp), à tendre vers une gestion commune et effective des ressources halieutiques de la sous-région.

Malgré l’accord de pêche signé à Nouakchott en marge du sommet de l’Union africaine les 1er et 2 juillet 2018 entre les ministres sénégalais et mauritanien de la Pêche, Oumar Guèye et Nani Ould Chrouga, les tensions ne semblent pas s’estomper entre les deux pays voisins qui possèdent les côtes les plus poissonneuses de l’Afrique de l’Ouest. De ce fait, après l’arrestation des 22 pêcheurs sénégalais par les autorités mauritaniennes, Green­­peace Afrique a exhorté les Etats ouest-africains, en particulier les membres de la Com­mission sous régionale des pêches (Csrp), à aller vers une gestion commune et effective des ressources halieutiques de la sous-région. L’organisation pense que cela permettrait à mettre fin aux pratiques illégales dans le secteur.
Dans un communiqué d’hier, Dr Ibrahima Cissé, responsable de la Campagne océans de Greenpeace Afrique, a expliqué : «Cet accord d’une durée d’un an renouvelable a contribué certes à faire baisser la tension, mais beaucoup de questions sont soulevées sur sa durabilité et son impact réel. Il semble que c’est une solution ponctuelle et très limitée qui a été apportée à un problème beaucoup plus profond qui prend de plus en plus de l’ampleur.» Dr Cissé ajoute que «la stabilité et la paix sociale sont indispensables pour un développement économique harmonieux ; donc une approche régionale inclusive basée sur des principes de transparence et de durabilité».
Pour indiquer la gravité de la situation, l’organisation internationale fait état des études qui ont montré qu’il y avait environ 1,9 milliard d’euros de pertes sur la pêche illicite par an entre 2010 et 2016. De même, 40% des poissons pêchés sont illégaux et 54% des stocks sont surexploités. La signature des accords de pêche entre les autorités africaines et les Etats étrangers au détriment des acteurs locaux menace les ressources et les communautés. «La priorité devrait être la lutte contre la pêche ‘’inn’’ et la gestion commune des ressources de la pêche. Les Etats doivent joindre leurs forces pour appuyer et mieux gérer la pêche artisanale et lutter contre la pêche ‘’inn’’, car cela permettra aux populations de vivre en cohésion et en harmonie», a précisé Dr Cissé. Pour un bien-être des populations dont les moyens d’existence et de subsistance dépendent de la mer, Greenpeace demande une durabilité des activités de pêche.
Stagiaire

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