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C’est la consternation dans le quartier Randoulène de Thiès où une enfant de 18 mois a été violée. Après cet acte ignoble, la famille de la victime et la police traquent le malade qui a perpétré un acte si odieux.

Une rocambolesque affaire de viol pollue l’atmosphère dans la cité du Rail. Une fillette répondant au nom de A. F., âgée d’un an et demi, a été sauvagement violée, dans la soirée du mardi 16 à mercredi 17, au quartier Randoulène, non loin de la grande mosquée de Grand-Thiès jouxtant le cimetière Madoki. Sa mère, la nommée Mama Diaw, explique que c’est à son retour des toilettes aux environs de 6 h du matin qu’elle a constaté la disparition de sa petite fille qu’elle avait pourtant laissée sur son lit, à côté de son époux. Des recherches minutieusement menées débouchèrent sur la découverte, une heure plus tard, d’une fillette dans un piteux état, abandonnée dans un bâtiment en construction à côté de la maison familiale. En effet, c’est aux environs de 7h 40mn, que certains membres de la famille Dièye, habitant à côté juste du bâtiment en question, ont retrouvé, inconsciente, la toute petite A. F. «Etant donné que je suis un agent de santé à la retraite, je l’ai tout de suite consultée pour remarquer qu’elle était encore en vie parce qu’elle avait les yeux fixés sur moi, me regardant, seulement elle était très fatiguée», explique l’aînée de la famille Dièye. Elle a aussitôt alerté et la police et les sapeurs-pompiers pour les constats d’usage, avant l’admission de la pauvre fillette aux urgences du centre hospitalier El Hadji Amadou Sakhir Ndièguène de Thiès. Selon ses proches, «A. F. serait entre la vie et la mort». Une de ses tantes, elle, soupçonne les nombreux garçons, qui fréquentent la maison familiale, qui abrite une sorte de salle de gym. «De ce fait, soutient-elle, des inconnus viennent pour s’entrainer de jour comme de nuit dans cette pièce de sports érigée dans la concession. Ce sont des gens qui n’ont aucune autre activité, sans métier, si ce n’est que de s’entrainer.» Et d’en déduire que «la personne qui a donc commis cet acte de lâcheté, cette profonde ignominie, devrait vraisemblablement faire partie d’eux. Le bandit aurait d’abord repéré l’enfant avant de passer à l’acte. Parce que ces gens connaissent très bien la maison». Pour sa part, le sieur Idrissa Ndiaye, un habitant du quartier Randoulène, lui, indexe «l’insécurité galopante qui gangrène la vie de ce quartier surpeuplé, où la drogue se vend comme de petits pains». Il interpelle les autorités compétentes pour un effort sur l’éclairage public.

nfniang@lequotidien.sn

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